
Ce mercredi un certain SADEDE a été arreté par la police à Muyinga sur plainte du chef de colline Burima commune et province Muyinga. Sadede est accusé de perturber l’ordre sur cette colline.
Dans la nuit du mardi au mercredi, des épouses de cet homme se sont coalisées pour attaquer cet homme ayant fondé un nouveau foyer au quartier Kinyota de la ville de Muyinga. Le nouveau marié âgé de moins de 40 ans a épousé une nouvelle femme de 52 ans, la dixième d’après Célestin Nduwimana, conseiller social de l’administrateur de la commune Muyinga.
Durant toute la nuit,des jets de pierres se sont fait entendre sur le toit du nouveau couple.Sadede affirme avoir passé cette nuit dans une peur panique suite à l’intervention des jeunes Imbonerakure alertés par le chef de colline pour ceinturer son domicile.
Cet homme déclare être injustement malmené. « J’ai quatre femmes pour le moment, ma bien aimée est la cinquième », précision de Sadede, faisant semblant d’ignorer le nombre total de ses femmes.
Asmani Bucumi, grand frère à Sadede, dit qu’au total cette famille dénombre dix épouses de Sadede, quelques unes ont du plier bagage au regard de son comportement.
Aujourd’hui,poursuit le meme membre de la famille,l’eau a débordé la vase car, pour trouver la dote de la nouvelle aimée, Sadede a vendu deux vaches appartenant aux anciennes épouses.On craint surtout pour l’avenir des enfants signifie-t-il.
{{La loi est lacunaire ; constat des administratifs à Muyinga}}
D’après Célestin NDUWIMANA Conseiller socio-administratif en commune Muyinga, l’homme arrêté en tant que source d’insécurité a vite été relaxé par la police. On l’accuse de polygamie mais d’après le code pénal burundais, Sadede n’a fait que du concubinage. Aucune des dix femmes n’est inscrite à l’état civil, fait remarquer cet administratif.
« C’est la loi qui est lacunaire », regrette M.Nduwimana. Pour lui, cet homme devrait être puni non seulement car il cause du désordre mais aussi en songeant à la maitrise de la démographie. Plus on a de femmes, plus on risque d’avoir beaucoup d’enfants.
Les conséquences de la croissance démesurée de la population sont entre autres des conflits fonciers, des enfants abandonnés par des parents…Arguments balayés du revers de la main par ce « polygame » demandant plutôt le respect de ses droits.
Sadede fait valoir son droit à avoir plusieurs femmes en tant que musulman. Quant à la maitrise de la démographie, il rappelle que sa nouvelle épouse a atteint la ménopause.Et d’ajouter qu’il a décidé d’aider cette femme, une veuve qui a jugé bon dire au revoir à ses enfants et petits enfants.
Pour certains des enfants de cette mère décidée à se remarier, cette maman aurait des troubles psychiques.



