L’U.B et le ministère de tutelle en guerre de mot

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    Les étudiants de l’Université du Burundi accusent le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de fuir ses responsabilités et persistent dans leur mouvement de grève depuis plus d’un mois. Ils demandent que la valeur administrative de leur diplôme de fin baccalauréat soit déterminée avant de retrouver les auditoires.

    Simon Marie Rurasuma , le représentant des étudiants, dans une conférence de presse de ce lundi , est sans équivoque : Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ne cesse de semer le flou.

    Il a regretté de l’annulation du décret ministériel portant équivalence des diplômes de l’ancien système d’enseignement Burundais par rapport aux diplômes relevant du nouveau système BMD. Ce décret traite le diplôme de baccalauréat au même niveau que celui de 3 ans à l’ENS . Ces étudiants estiment que cette mesure au lieu résoudre de la problématique de la valeur des diplômes vient le rendre encore dur.

    Ces étudiants se demandent finalement les arguments qu’il compte avancer pour dire que le diplôme de Licence dans l’ancien système est de même valeur académique que celui du nouveau système.

    Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Dr Butore Joseph n’a pas tardé à réagir. Il a dit que la question fera objet d’étude lors des états généraux pour l’éducation prévus au début du mois de décembre 2014 . Pour lui, cette question est d’importance capitale que tous les partenaires impliqués dans ce secteur devraient donner contribution.

    Pour Joseph Butore, les informations à sa disposition lui envoyées par le rectorat indiquent plutôt que la valeur administrative des diplômes de baccalauréat n’est plus un problème et que les étudiants sont dans les auditoires.

    Par ailleurs, a encore souligné Dr Butore Joseph, les étudiants de l’U.B ont intérêt à savoir que les grèves à répétition ne sont pas une manière de résoudre les problèmes qui font parler d’eux à l’Université du Burundi mais plutôt une option de prolonger encore la fin de l’année académique.

    Selon Joseph Butore, ces états généraux devraient adopter des mesures pour contraindre les étudiants à ne pas arrêter les cours même en cas de problèmes. « L’avenir de l’Université en dépend », selon lui.

    Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a expliqué aux étudiants de 3ème cycle dans la faculté de médecine qu’ils ne recevront plus de bourse d’étude puisqu’ils sont aussi payés par la Clinique –Hospitalo- Universitaire de Kamenge.

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