Revue de presse du 06 décembre 2014

    0
    518


    Cinq clefs pour comprendre le « départ » de Guillaume Bunyoni et Adolphe Nshimirimana. Le parti Cndd-fdd n’aime pas étaler ses problèmes en public selon l’hebdomadaire {Iwacu}.

    Pour les derniers changements, écrit notre confrère, la règle a été respectée. Peu d’informations filtrent. En interrogeant et en recoupant plusieurs sources, {Iwacu} a reconstitué les raisons et les conséquences du départ des deux hommes forts.

    Il se pose ainsi quelques questions notamment celles-ci : ce limogeage, a-t-il un lien avec les prochaines élections ? Ces changements, ont-ils un lien avec un autre mandat du président ? Est-ce pour lui ou pour les autres ?

    Par ces nouvelles nominations, estime I{wacu}, le président de la République semble vouloir s’entourer d’un nouveau noyau, en récupérant les mécontents et en éloignant les généraux des yeux des projecteurs. Le président aurait voulu s’entourer de sang nouveau et paraître propre. Un peu avant, dans l’éditorial, notre confrère écrit : il s’avère qu’il s’agit d’un repositionnement au sein du système.

    {Iwacu} revient aussi sur ce qu’il appelle « Epreuve de force » ; il parle du conflit entre éleveurs et administration à Gihanga.

    Trois semaines après la destruction de leurs étables dans la réserve de la Rukoko par des militaires, les éleveurs se sont vus contraints de déplacer leurs bétails sur la colline Mudubugu. Mais ceux-ci refusent d’obtempérer.

    Ils refusent de s’installer sur cette colline car, étant désertique. Le chef des éleveurs de Gihanga explique qu’une partie de Mudubugu a été transformée en champ de tir, et une autre a été scindée en deux parties : l’une octroyée à l’Eglise Rocher, l’autre située dans la localité de Kagwema appartenant à la population qui y possède des champs.

    L’Onu envoie son expert sur la justice transitionnelle au Burundi.

    Pablo De Grieff est attendu le lundi 08 décembre selon le site de la Radio Isanganiro. Il aura la mission d’évaluer les efforts entrepris jusqu’ici par les autorités burundaises en matière de justice transitionnelle.

    Au-delà de la promotion de la vérité, le mandat de cet expert onusien se concentre également sur les domaines de la justice, la réparation et les garanties de non-répétition dans des pays comme le Burundi qui cherchent à se relever de leur passé noir.

    Le réseau européen pour l’Afrique centrale préoccupée par les menaces à l’endroit de Pacifique Nininahazwe.

    L’agence {Net press} écrit que Pacifique, qui est le président du Forum pour la conscience et le développement (Focode), est la cible des appels anonymes et des messages sur les réseaux sociaux véhiculant de graves menaces à sa personne et à sa famille depuis trois semaines.

    Ce réseau européen est convaincu que ces menaces sont consécutives à des activités de plaidoyer qu’il a menées en Europe, début novembre. Il est intervenu pendant le séminaire sur « les enjeux sécuritaires et électoraux dans la région des grands lacs », dénonçant le verrouillage de l’espace démocratique dans la période qui précède les élections au Burundi. Il avait également déclaré ouvertement son opposition à un éventuel troisième mandat du président de la République.

    Le journal {La Voix de l’enseignant} parle d’un directeur étudiant qui n’a pas encore eu de remplaçant.

    Il s’agit de Léopold Ndayizeye, directeur au lycée communal de Murama en commune et province de Muyinga. Il vient de reprendre le deuxième cycle à l’école normale supérieure, dans la section mécanique.

    Il préfère être en même temps au four et au moulin selon {La Voix de l’enseignant}. Il descend le dimanche pour suivre les cours à l’ENS, et monter le mercredi pour assumer les responsabilités de chef d’établissement. C’est ainsi qu’il agit conséquemment contre les enseignants Licenciés susceptibles de le remplacer.

    Le magazine {Burundi Eco} écrit sur la sexualité juvénile : un casse-tête pour les parents.

    La prévalence des grossesses non désirées chez les jeunes inquiète plus d’un. Les parents sont en quête des voies de sortie pour couper court à ce défi social. {Burundi Eco} regrette qu’actuellement, les parents confient leurs enfants aux écoles pour qu’ils soient éduqués dans ces établissements.

    Pourtant, poursuit notre confrère, les écoles sont des milieux où s’acquière la formation intellectuelle, et e peuvent pas se substituer à l’éducation familiale donnée par les parents. Et de rappeler qu’autrefois, tomber enceinte était une honte, une malédiction aussi bien pour les parents que pour la fille.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici