Une Cvr controversée selon Impunity watch

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    L’organisation Impunity watch soulève ses inquiétudes quant à l’équipe des 11 commissaires récemment adoptée par l’Assemblée nationale pour faire partie de la commission vérité et réconciliation.

    Dans son communiqué sorti en cette occasion, cette Ong reconnait l’étape importante franchie vers un processus de justice transitionnelle «qui est nécessaire au Burundi », mais dégage ses préoccupations liées au processus de sélection et la provenance des commissaires.

    Selon ce communiqué, la Cvr donne la part belle aux confessions religieuses et exclut les personnalités de la société civile contrairement aux vœux des populations consultées. « Le choix de personnalités issues des confessions religieuses au sein de la Cvr, il sera difficile de prouver auprès de la population en général et des victimes en particulier que cette commission n’ambitionne pas de promouvoir le pardon pour tous les crimes, y compris les plus graves en vue de la paix et la réconciliation ».

    Avant ce processus, poursuit ce communiqué, les mêmes préoccupations avaient été soulevées par certaines organisations de la société civile et l’opposition qui craignait que le parti au pouvoir n’utilise la CVR pour persécuter l’opposition et protéger ses membres des futures enquêtes de la même commission.

    Le même document précise que selon les vœux de la population, les commissaires devraient provenir dans l’ordre décroissant de la société civile, des confessions religieuses, des étrangers, du gouvernement et des formations politiques.

    « Suite à cette carence, Impunity watch craint qu’il soit difficile de prouver aux yeux des victimes et de toute la population, que la Cvr soit une institution indépendante de tout pouvoir national ou international, neutre dans son fonctionnement et crédible », lit-on dans le même document.

    Impunity watch constate aussi que le processus de vote a démontré que la commission ad hoc chargée de la présélection des 33 candidats parmi les 725 dossiers a, non seulement, présélectionné les 33 candidats, mais aussi choisit les 11 commissaires, en violation de la loi du 15 mai 2014.

    Ce communiqué d’Impunity watch fait savoir que l’ordre de passage des candidats commissaires pour expliquer leur motivation ne suivait aucune logique, mais 2 heures plus tard, lors du vote des 11 candidats, il s’est avéré que les commissaires élus, étaient les 11 premiers sur la liste des 33 candidats.

    Pourtant, ces commissaires font face à une immense tache de faire la lumière sur les crimes graves du passé.

    IW rappelle qu’une paix qui imposerait le pardon et qui exclurait les recommandations visant des poursuites pénales pour les crimes graves, serait une violation des droits des victimes et aboutirait à une paix grave.

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