Les conclusions des états généraux de l’éducation peu rassurantes

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    L’issue des Etats généraux de l’éducation est peu satisfaisante selon les étudiants de l’université du Burundi.

    Ces étudiants qui observent un mouvement de grève depuis le 03 octobre dernier posent toujours des conditionnalités pour regagner les auditoires.

    Selon certains de ces étudiants rencontrés au campus Mutanga, un document montrant les points consensuels issus des Etats généraux doit d’abord sortir.

    De ces Etats généraux, ils se disent aussi peu rassurés de l’issue, vu que certains professeurs des universités publics et privés n’ont pas été invités.

    « C’est plutôt eux qui devraient être invités pour montrer où se situe le problème ».

    Selon le représentant des étudiants de l’université du Burundi, l’autre point qui leur pousse à patienter pour regagner les auditoires est que les propositions de ces Etats généraux ne sont en aucun cas des décisions.

    Il a été convenu de créer une commission chargée de mettre en application les recommandations de ces Etats généraux mais, « nous ne nous sommes pas du tout satisfaits », a souligné Simon Marie Rurasuma, représentant des étudiants de l’Université du Burundi.

    Ces étudiants veulent toujours que soient précisées l’appellation des diplômes dans le nouveau programme dit BMD ainsi que leurs considérations par la fonction publique.

    Sur la question d’octroi de la bourse, il a été proposé d’instaurer le système de prêt-bourse comme alternative au système actuel dès 2016, mais aussi garder quelques bourses sociales ou/et d’excellence.

    Les étudiants ne sont pas du tout d’accord avec cette proposition. Ils trouvent que cette bourse devrait plutôt être revue à la hausse plutôt que d’être octroyée sous forme de prêt-bourse.

    Ils disent que leurs questions sont loin de trouver des réponses par la voie des commissions.

    La fin de ces Etats généraux vient d’être marquée par le changement des visages au sein des autorités électorales. Gaston Hakiza qui venait de passer 9 ans à la tête de l’université du Burundi, a été remplacé par Gaspard Banyankimbona.

    Ces étudiants espèrent que ce changement va marquer un pas dans la recherche des solutions aux difficultés auxquelles fait face cette université.

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