
Dans la ville de Bujumbura, la fête de Noël, jadis plus que festoyé, ne s’est pas annoncé particulièrement pour cette année. Plutôt, les uns et les autres crient à la cherté de la vie pour justifier le changement par rapport aux années précédentes. « Ce n’est plus le temps des grandes célébrations », nous a relaté une vendeuse de légumes rencontrée au marché communément appelé chez Sion.
Les vendeurs des produits alimentaires rencontrés ce mercredi au même marché criaient plutôt au manque de clients. Pourtant les prix n’ont pas été revus à la hausse, nous ont précisé 2 bouchers. « Un kilo de viande s’achète toujours à 6500 frs comme à l’accoutumé ».
Autrefois, les vendeurs de certains vivres profitaient de la demande élevée de certains produits alimentaires dont la viande, le petit poids, les habits, les pommes de terre, les ingrédients,…..ainsi que les habits, à la veille des fêtes de fin d’année, pour élever les prix. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, car affirment certains, l’essentiel est de trouver de quoi mettre sous la dent plutôt que de célébrer dans la pauvreté.
Cette mésaventure des vendeurs des produits alimentaires n’est pourtant pas connue chez les transporteurs. Ces derniers ont revu à la hausse les frais de déplacement pour ceux qui se rendent à l’intérieur du pays. Les prix ont même plus que doublé pour ceux qui se rendaient dan certaines localités comme nous l’avons constaté à la gare du nord.
Le ticket pour se rendre dans la province de Ngozi (au nord du pays) s’achetait habituellement à 6000 frs, mais ce mercredi il fallait avoir au moins 12.000 frs pour se payer ce ticket. Ceux qui se rendaient dans la province de Gitega (au centre du pays) devraient payer au moins 8.000 frs au lieu de 4.000 frs. Les bus de l’office de transport en commun qui n’a pas revu à la hausse les prix n’étaient pas suffisants pour satisfaire tous les passagers. A 11h30’ de ce mercredi, il ne restait qu’un seul bus de l’otraco qui se rendait dans la province de Ngozi.



