Après N. John, Mkombozi aussi sous menace

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    Les musiciens engagés sont de plus en plus indexés du fait des messages contenus dans leurs musiques depuis quelques temps. Après Jean Plié Viateur Ndagijimana dit N. John Mélodica, lauréat de la compétition Isanganiro awards 4e édition avec sa chanson « Ndasavye Ijambo », c’est le tour de Thomas Nzeyimana connu sous le nom de Mkombozi Hasta la victoria siempre, qui est visé avec son nouveau morceau « Nzeyimana ». « Cela est du à une mauvaise interprétation de leurs œuvres », selon le président de l’amical des musiciens Bruno Simbavimbere.

    Mkombozi fait savoir qu’il a été empêché par un policier de jouer le morceau « Nzeyimana », sorti il y a 2 semaines, le jour du nouvel an à Muyinga. « Au court d’un concert ce chef de poste m’a menacé d’arrêter le show si une fois je chantais le morceau « Nzeyimana ». J’ai été obligé de ne pas le jouer, a-t-il dit.

    Mkombozi a aussi rappelé que certaines radios se sont refusées de diffuser cette chanson. Il indique également qu’il reçu un appel téléphonique de quelqu’un qui se faisait passer pour un porteur d’un message venant d’en haut ( ivuye hejuru ) qui lui demandait de ne plus produire ce genre de chanson.

    A coté de Mkombozi, le chanteur N. John serait lui en cavale. Depuis qu’un monument ait été construit dans sa province natale de Karusi en son honneur pour avoir remporté la compétition d’Isanganiro awards, N. John a été convoqué à maintes reprises par les services de renseignements dans la même province. D’abord il a été interpellé pour expliciter le message contenu dans la chanson « Ndasavye ijambo », ensuite pour se justifier sur sa tenue qui marque souvent les couleurs du drapeau national (rouge, vert et blanc).

    L’autre groupe qui a fait objet de menaces ces derniers jours est celui de Lion story. Celui-ci a été empêché de faire des concerts, ou dans d’autres cas, leurs concerts ont été suspendus par la police. Certains des membres de ce groupe ont même fait objet de menaces de mort.

    L’amical des musiciens du Burundi encourage plutôt ces artistes. « Nous voulons des musiciens qui travaillent, qui donnent des messages appréciés quelque soit les conditions ».

    Aux responsables des actes d’intimidation, Bruno Simbavimbere leur demande d’arrêter cette pratique.

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