
Les confédérations syndicales et organisations de la société civile engagées dans la campagne contre la vie chère demandent au président de la république de supprimer la taxe de consommation en téléphonie mobile et d’ajuster le prix du carburant à la pompe.
Dans une correspondance lui adressée par la Coordination de cette campagne qui regroupe 477 organisations et confédérations syndicales et dont la copie nous est parvenue ce 15 janvier, cette taxe supplémentaire de 42 FBU par minute vient enfoncer le clou dans la misère des citoyens burundais.
A travers cette correspondance signée au nom de toutes ces organisations et confédérations syndicales par la Confédération des Syndicats du Burundi (COSYBU), la Confédération des Syndicats Libres du Burundi (CSB), l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME) ainsi que l’Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO), elles font savoir que des effets néfastes de cette mesure ont déjà commencé à se manifester.
“Toutes les compagnies de téléphonie mobile ont pris des mesures qui ne sont pas douces pour les citoyens”, peut-on lire dans cette correspondance qui rappelle la suppression des flottes, des bonus et d’autres avantages offerts sur les appels téléphoniques.
Selon cette coordination de la campagne contre la vie chère au Burundi, si le gouvernement pensait accroitre les revenus à partir de ces taxes, le cas sera contraire. Pour elle, cette taxe “va diminuer le pouvoir d’achat des citoyens, et partant, les impôts et taxes vont également diminuer au niveau du trésor public”.
Ces organisations et confédérations syndicales rappellent que, lorsque le gouvernement a décidé de revoir à la hausse le coût du téléphone vers l’étranger, les consommations auraient baissé de 75%, raison peut-être pour laquelle, le gouvernement vient de ramener le coût de l’appel téléphonique vers l’étranger à 0.16$ par minute alors qu’il l’avait fixé à 0.32 $ par minute en 2013. “Ce qu’il veut compenser par la hausse des taxes sur les consommations téléphoniques à l’interne surtout”, s’indignent-elles.
En outre, elles demandent au gouvernement de revoir les prix du carburant à la pompe conformément à la valeur de la réduction du prix du baril sur le marché international.
“Le prix du baril est passé de 120$ à 50 $, mais le gouvernement n’a seulement diminué que de 100 FBU le prix du litre du carburant”, lit-on toujours dans cette correspondance.
Ces organisations et confédérations syndicales demandent au gouvernement burundais de prendre dans les meilleurs délais, des mesures de nature à alléger les souffrances de la population frappée par une extrême pauvreté.
“Dans le cas contraire, les organisations et confédérations syndicales engagées dans la campagne contre la vie chère au Burundi se réservent le droit d’entreprendre des actions nécessaires … afin d’amener le gouvernement à prendre des mesures salutaires pour la population”, conclut la lettre.



