Somalie : Le contingent burundais de l’Amisom innocenté par la commission d’enquête

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    Les accusations de viols faites par Human Rights Watch en septembre selon lesquelles certains soldats burundais auraient violé des filles somaliennes ne sont pas fondées d’après le rapport de la commission d’enquêtes rendu publique aujourd’hui.

    « Partout où nous sommes passé, les gens ont dit que le contingent burundais est le plus discipliné » a dit le Colonel Ignace Sibomana, président de la Commission d’enquête, devant des hauts gradés de l’armée et des ambassadeurs accrédités à Bujumbura (voir la photo).

    Le président de la commission, en même temps responsable des renseignements militaires, le Colonel Ignace Sibomana, explique que la commission n’a trouvé aucune trace, aucune preuve, soulignant tout de même avoir manqué un cadre de collaboration entre Human Rights Watch et la commission.

    La commission dit avoir rencontré les leaders des organisations de femmes somaliennes et les sages sans avoir aucune trace des preuves.

    Composée par deux militaires, un avocat, un cadre de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’homme (CNIDH), un membre de la société civile et un cadre du bureau de l’Ombudsman, la commission a séjourné à Mogadiscio du 16 au 25 janvier 2015 et a soumis son rapport au commanditaire le 26 février.

    Commandité par le Gouvernement burundais, le rapport indique que la commission a eu des ennuis dans son travail. A côté du manque de collaboration entre les enquêteurs burundais et HRW qui accuse le contingent burundais, l’équipe dit avoir eu des difficultés pour s’entretenir avec les responsables de la commission d’enquêtes de l’Union Africaine qui avait voyagé au Burundi pendant que les enquêteurs burundais eux, étaient en Somalie.

    Ceci selon certains intervenants, révèle un manque de communication entre les deux groupes (HRW et enquêteurs) pour dégager une bonne vérité.

    Selon l’ambassade des Pays Bas au Burundi, le travail accompli est louable mais «dire que l’on a pas eu de preuves ne signifie pas que rien ne s’est passé ».

    Un autre haut gradé de l’armée burundaise s’est montré plutôt étonné par le fait que l’armée est disciplinée out tout simplement se comporte comme des anges.

    En septembre 2014, l’organisation Human Rights Watch avait publié son rapport selon lequel les soldats burundais et ougandais ont violé certaines filles et femmes somaliennes frappées par la pauvreté et qui n’ont jamais eu de justice.

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