
Durant tout un mois à compter de ce mardi 24mars 2015, le sport en masse des Imbonerakure de la zone Minago en commune Rumonge est interdit. La décision a été prise par Gloriose Nimenya gouverneur de Bururi dans une réunion de sécurité animée ce jour au marché de Minago.
Ce sport que les membres des partis d’opposition avaient également entrepris commençait à être à l’origine des tensions politiques, une communication violente étant entretenue quand les deux groupes politiquement opposés se rencontraient.
Selon des participants dans cette réunion, des sifflets invitant les Imbonerakure de Minago à se rassembler réveillaient les habitants de cette zone dès 4h du matin. A ce moment, commençait le sport en masse avec des slogans dénigrant les membres des partis d’opposition. Les Imbonerakure d’autres zones comme Kizuka et Magara y participaient de temps en temps.
Un Imbonerakure qui s’est exprimé au nom de ses confrères a reconnu qu’ils débutent leur sport à 5h. Et pourtant, le plus tôt possible pour commencer les exercices physiques du genre est 6h du matin, ont indiqué les chefs des corps de défense et de sécurité présents dans cette réunion.
Pour le Gouverneur de Bururi, c’est une mesure prise pour éviter que les deux groupes ne s’affrontent. Durant cette suspension, on arrêtera des mesures de praticabilité de ce sport de masse sans heurts.
Joseph Banyankiyubusa représentant communal du CNDD-FDD à Rumonge et natif de Minago aura beau protester contre cette mesure sans succès.
Cette réunion a été organisée après que des FNL pro-Rwasa dans cette localité eurent déclaré passer des nuits blanches craignant pour leur sécurité. Le constat a été que la mauvaise cohabitation des membres des différents partis politiques alimente ce climat de suspicion.
Le Gouverneur de Bururi a conseillé aux habitants de Minago de rompre définitivement avec les rumeurs et se préparer pacifiquement aux prochaines élections. “Au-delà de vos appartenances politiques, gardez à l’esprit que vous êtes tous burundais de Minago et que vous devez cohabiter”, a-t-elle conclu.




