
Dans une interview accordée aux journalistes ce vendredi 10 mars 2015 à Kiryama de la province de Bururi, Gabriel Nizigama Ministre de la sécurité publique a été on ne peut plus clair: il n’y a ni milices en formation ni distribution d’armes sur le territoire burundais en général et dans le sud du Burundi en particulier.
Au terme d’une causerie morale qu’il venait d’animer à l’intention des policiers opérant dans cette partie du Burundi, ce Ministre a déclaré que les différents organes concernés ont mené des enquêtes minutieuses et aucun élément susceptible de perturber l’ordre et la sécurité n’a été identifié.
Par ailleurs, poursuit le Ministre de la sécurité, la région sud (qui est composée des provinces Makamba, Bururi, Rutana et Rumonge) est réputée pour l’opérationnalité des comités mixtes de sécurité. Il est donc inconcevable que certaines stations de radio soient les premiers à en être informées.
Le Ministre Nizigama s’oppose ainsi aux récentes déclarations de Liboire Bakundukize porte- parole de la police nationale. Ce dernier venait en effet d’affirmer que les bombes et mortiers découverts dans un ménage de Gakungwe en commune kabezi de la province de Bujumbura avaient un lien avec la probable distribution d’armes rapportée ces derniers jours.
Le Ministre de la sécurité publique s’est gardé de dire si oui ou non le porte-parole de la police s’est trompé, il dira seulement qu’il n’a pas entendu ou enregistré les propos de Bakundukize pour les commenter.
Le Ministre Nizigama regrette tout de même la disparition de neuf fusils en région sud suite au non respect des règles de travail par certains policiers qui sont actuellement sous interrogatoire.
Même si certains pays comme l’Inde et le Rwanda ont déjà conseillé à leurs ressortissants de quitter le Burundi ou d’observer la restriction de mouvements, cela n’augure en rien une probable insécurité, a martelé le Ministre Nizigama.




