
Les citoyens de la commune Bukirasazi en province Gitega et ceux de la commune Nyabitsinda en province Ruyigi demandent au gouvernement Burundais de tout faire pour rouvrir les radios indépendantes qui ont été attaquées.
En commune Bukirasazi un homme rencontré à son domicile dit qu’ils sont fatigués d’écouter une seule radio (radio nationale). Il informe que leur habitude était d’écouter différentes informations et émissions des différentes radios.
Il ajoute que la radio la plus préférée était la Radio Isanganiro et ils ont pleuré quand ils ont entendu que la radio a été attaquée. Selon lui, ceux qui disent ces radios qui n’émettent plus diffusaient des rumeurs qui faisaient peur à la population n‘est pas juste elles donnaient des informations sûres et équilibrées.
Arrivé à Nyabitsinda en province de Ruyigi, les auditeurs rencontrés disent qu’ils n’écoutent ni la radio nationale, ni les radios indépendantes qui diffusent depuis le territoire burundais.
Aujourd’hui ils écoutent les radios internationales telles que la Voix de l’Amérique, la BBC, RFI et DW, mais la contrainte étant que ces radios diffusent parfois dans des langues étrangères, non comprises par la population de cette localité, entre autre le français et le Swahili. Celles qui parviennent à diffusent en langue nationale, la population n’a pas l’opportunité de s’exprimer.
Jusqu’alors, nous avons des avis et opinions à soumettre, mais nous n’avons aucun canal pour les faire entendre.
Ces doléances des auditeurs viennent au moment où le gouvernement burundais ne manifeste aucune volonté de rouvrir les radios détruites et fermées au lendemain du coup d’Etat manqué du 13 mai, sous prétexte de mener des investigations sur la destruction de ces dernières.



