
La paralysie des activités dans la capitale Bujumbura qui avait affecté l’intérieur du pays a inquiété les citoyens à l’intérieur du pays.
Les habitants de la commune Bukirasazi en province Gitega et ceux de la commune et province Rumonge disent que lorsque les activités ont été paralysées dans la capitale Bujumbura à cause des manifestations contre 3eme mandat de Pierre Nkurunziza depuis le 26 avril 2015, leurs business se sont également rétrécis.
Un propriétaire d’un restaurant à Rumonge dit qu’il avait sept employés mais a été obligé de les renvoyer, pour n’avoir plus de clients.
«Bon nombre de mes clients ont pris le chemin de l’exile, d’autres ont opté de garder leur argent pour un éventuel exile», a dit le propriétaire de restaurant dans une localité de Busebwa à Rumonge.
A Bukirasazi, les vendeurs de viande se lamentent aussi qu’ils ne vendent plus car ils ne reçoivent plus de clients dont la plupart venaient de la capitale Bujumbura.
« Une chèvre peut se vendre en deux jours alors qu’avant on pouvait vendre plus de deux chèvres par jour, ceci parce que Bujumbura ne monte plus », dit un vendeur de viande qui a voulu gardé son anonymat.
Mais, la situation semble se normaliser par le fait que ceux qui s’étaient exilés commencent à rentrer au moment où d’autres retrouvent leur stabilité après les élections communales et législatives.
Ils demandent au gouvernement burundais d’assainir le climat et de doubler d’effort pour que les élections présidentielles à venir se passent dans un climat détendu et dans la liberté totale.



