
Après deux mois et demi d’arrêt des cours à ce lycée du sud de la capitale Bujumbura, les élèves ont repris le chemin de l’école. Des stratégies ont été prises pour rattraper le temps perdu comme l’indique le directeur de l’école.
« On est obligé de travailler même les samedi contrairement au temps normal des activités scolaires. De plus, les cours de renforcement sont prévus presque tous les jours ». Le directeur du lycée Théogène Nzeyimana fait savoir que les cours ont repris le 06 juillet.
En vue de rattraper le temps perdu, il est prévu au moins deux examens dans chaque classe, samedi le 18 juillet. Le directeur Nzeyimana soutient que c’est dans l’objectif de diminuer le nombre de cours à passer au cours de la vraie période des examens.
Actuellement, il reste une semaine de cours avec passation intense de travaux journaliers et certains examens, les deux samedis, le 18 et le 25 juillet. La semaine du 27 juillet sera consacrée aux examens. En tout, le programme des activités scolaires au lycée communal de Musaga est de trois semaines de cours et une semaine d’examens. L’année scolaire sera clôturée le 13 août 2015 comme l’indique le directeur Théogène Nzeyimana.
Le port de l’uniforme scolaire reste de mise selon toujours le directeur. Il renseigne que cela a été convenu entre la direction de l’école et les parents d’élèves. La position policière qui était à son lycée a été déplacée vers un autre endroit.
Musaga a été l’une des grandes zones de contestation du troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza. Les manifestations qui ont eu lieu dans cette commune du sud de Bujumbura ont provoqué la paralysie de la quasi-totalité des activités qui y font la vie. Les établissements scolaires, du maternel au secondaire en passant par le primaire, n’ont pas été épargnés.
Récemment, le ministre de l’éducation a annoncé la prolongation de l’année scolaire jusqu’au 20 aout pour certaines écoles ayant été victimes de paralysie causée surtout par les manifestations contre la candidature du Président Nkurunziza pour un 3è mandat.



