Les élèves finalistes des humanités au Burundi commencent leurs examens d’Etat ce lundi. A Rumonge, les préparatifs se sont bien déroulés. 
Selon Rémy Ndayikengurukiye, Directeur Provincial de l’Enseignement à Bururi, 4685 candidats sont attendus au rendez-vous de ce lundi 3 août 15. Six centres de passation de l’examen d’Etat sont prévus, soient quatre en Province Bururi et deux autres dans la nouvelle province de Rumonge qui a été exempte de cette préparation du moins pour cette édition de 2015.
Les directeurs d’écoles concernées par cet examen affirment que les programmes ont été achevés même au lycée Tora où les cours ont connu un retard de près de deux mois selon ce directeur provincial de l’enseignement à Bururi. Rencontrés au lycée Rumonge alors qu’ils révisaient les mathématiques, des candidats du lycée Iteba et du lycée Rumonge le confirment.
Cependant, les candidats des zones Gatete et Kirwena de la commune Rumonge qui avaient l’habitude de passer cet examen au lycée Rumonge se lamentent. Ils sont en effet affectés au lycée Bururi, un centre situé dans une région à climat de montagne alors qu’ils étaient habitués aux fortes chaleurs de l’Imbo. Ils craignent des problèmes d’adaptation climatique qui risquent de se répercuter sur les résultats à cet examen qui donne accès à l’enseignement supérieur.
Rémy Ndayikengurukiye explique qu’il n’y avait pas d’autres choix. Selon lui, les deux centres de la ville de Rumonge peuvent accueillir seulement les candidats de la commune Rumonge. Or, les candidats des communes Burambi et Buyengero sont habituellement affectés dans ces centres.
Entre les candidats de Burambi et Buyengero plus éloignés du centre situé au lycée Bururi et ceux de la commune Rumonge plus proches, une partie de ces derniers a été désignée.
Pour rappel, deux directions provinciales de l’enseignement à savoir celles de Rutana et de Bujumbura ont accueilli les candidats de la DPE Bururi lors de ce même examen édition 2014. C’était pour désengorger les centres de passation de cet examen de Bururi qui étaient surpeuplés, précise Rémy Ndayikengurukiye.



