Les motards de Gitega vers une crise économique si Bujumbura ne recouvre pas la sécurité

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    Tout a commencé avec les manifestations contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Les motards de Gitega ont vu leurs confrères de Bujumbura débarquer dans la ville de Gitega en nombre qui croît chaque jour. Ils disent qu’actuellement les motos sont nombreuses et qu’il leur est difficile d’avoir des clients.

    Cette situation fait que même le prix de déplacement avec du taxi –moto diminue car le nombre de motos étant élevé, ils sont obligés de baisser le prix et partant, travailler à perte.

    Comme la majorité des motards travaillent pour d’autres personnes, c’est toujours de la bagarre car le versement varie chaque jour et les propriétaires de ces motos pensent que les conducteurs de ces motos leur volent, comme le dit un des propriétaires de ces motos rencontré sur un des parkings qui entourent le marché de Gitega.

    Parlant de parkings, ces motards disent que depuis que la vague des motards de Bujumbura vers Gitega a commencé, le nombre de parkings a aussi augmenté. Par exemple, au marché de Gitega il n’y avait que le seul parking se trouvant en face de la micro-finance MUTEC mais actuellement le marché de Gitega est entouré de parkings pour motos.

    La police ne leur facilite pas la tâche car elle veut qu’il y ait un seul parking, celle se trouvant en face de la micro-finance MUTEC, ce que ces motards ne veulent pas entendre car, selon eux, vu l’effectif des motos, c’est impossible de garer dans cet endroit uniquement. Ils travaillent alors à risque car si les policiers les attrapent, ils doivent payer une amende oscillant entre 10 milles et 20 milles.

    Les motards de Gitega demandent aux politiciens de s’asseoir sur une même table et trouver une solution à la crise qui secoue le pays en général et la ville de Bujumbura en particulier pour que les motards de Bujumbura y retournent afin que ceux de Gitega puissent travailler normalement comme avant sinon, disent-ils, ils seront obligés d’abandonner ce travail et s’adonner au vol.

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