Il est grand temps que les autorités burundaises arrêtent la machine à tuer

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    Ce mardi, le parti UPD Zigamibanga pleure la mort de son porte-parole assassiné près de son domicile à Mutanga nord la nuit de lundi à mardi. Patrice Gahungu est le deuxième leader de ce parti tué en moins de 5mois.

    Dans un point de presse de ce mardi le 9 août 2015, la secrétaire générale de l’Union pour la Paix et la Démocratie n’a pas mâché ses mots, « le meurtre de Patrice Gahungu est un assassinat politique », a qualifié Marina Barampama.

    Cette figure de l’opposition indique que le meurtre du porte-parole d’UPD Zigamibanga s’inscrit dans une campagne d’intimidations menées à l’encontre des membres de son parti. « Souvent on nous file et nous recevons des appels anonymes », s’inquiète la secrétaire générale d’UPD Zigamibanga.

    Le 23 mai, rappelle la secrétaire générale, Zedi FERUZI, alors Président d’ UPD Zigamibanga, a été assassiné près de son domicile à Ngagara, mais la justice n’a jusqu’ici arrêté aucun suspect.

    Marina Barampama appelle les autorités burundaises à arreter la machine à tuer. « La justice a le devoir de nous dire qui tue les nôtres » aura souligné la secrétaire générale.

    Marina BARAMPAMA soupçonne que les membres d’UPD sont victimes de leur participation active dans la campagne contre le troisième mandat du président Pierre NKURUNZIZA.

    Depuis un certain temps, un phénomène d’assassinat ciblé s’installe au Burundi. Cela crée une psychose de peur, chacun craint qu’il soit le prochain sur la liste.

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