Aux élèves de la 6è année primaire, à un pourcentage de 34%, soit une note de 68/200, l’écolier a accès à l’école fondamentale, c’est la politique de promotion de masse. Le Conapes se dit déçu car, selon ce syndicat, les élèves ne seront plus compétitifs. 
Les lauréats du concours national de la sixième année édition 2014-2015 entrent en septième année avec une moyenne de 34%, a déclaré ce mercredi la ministre de l’enseignement primaire, Secondaire et de la recherche scientifique, Janviere NDIRAHISHA.
Selon Emmanuel MASHANDARI, président du syndicat Conseil National du Personnel des Enseignants du Secondaire (CONAPES), cette note est trop basse pour permettre à l’élève de suivre les matières du secondaire et d’être compétitif.
« Une telle note démontre le niveau très bas des écoliers et cela va inévitablement avoir des répercussions sur le cursus scolaire de l’élève qui avance avec un tel pourcentage », dit-il.
Emmanuel MASHANDARI précise que les élèves de ce niveau éprouvent des difficultés à suivre les matières de la septième année, du moment que, avec l’école fondamentale, la méthode d’enseignement a changé passant de l’enseignement par discipline à l’enseignement par groupe.
« Cette nouvelle méthode ne permet pas d’enseigner facilement des élèves qui avancent en masse et avec un niveau très bas », regrette Emmanuel MASHANDARI qui s’indigne que la compétition est mise à mal avec les 34 %.
Toutefois, il reconnait que l’école fondamentale est un bon projet mais qu’il fallait le préparer minutieusement au lieu de favoriser une promotion de masse.



