Ils ont peur de rester à Kiyenzi

    0
    506

    Certains habitants de la zone Kiyenzi ne veulent pas retourner sur leurs collines d’origine parce qu’ils ont peur pour leur sécurité.


    Des maisons sont toujours fermées dans les collines avoisinantes le chef-lieu de la zone Kiyenzi dans la commune Kanyosha. Ce sont notamment les collines de Buhina, Kabuye et Musagara. Dans l’après-midi de ce jeudi les reporters d’Isanganiro ont aperçu quelques rares personnes dans des chemins qui serpentent ces collines. Celles qu’ils ont croisé à Buhina par exemple ont fait savoir qu’ils vont chercher leur petit bétail et des vivres et retrouver là où ils ont trouvé refuge.

    Les habitants de toutes ces collines sont rassemblés sur la colline Buhonga, non loin de la paroisse, d’autres sont dans des familles ou chez les amis. Les autres sont maintenant à Nkondo, Kwiraro, Musugi et Nyamaboko, non loin de leurs collines.

    Avant de retourner chez eux, ces habitants demandent que les autorités administratives de la commune Kanyosha tiennent des réunions conjointes avec les responsables militaires de Kiyenzi à l’intention de la population de ces collines pour les pacifier. Ils disent ne pas comprendre pourquoi l’administrateur de leur commune n’a pas jusque là donner un message pour tranquilliser la population.

    Contacté à ce sujet, l’administrateur communal de Kanyosha Munzerere Jean Berchmas a fait savoir qu’il a rencontré un groupe de personnes à la paroisse Buhonga et qu’il leur a rassuré de rentrer. Il a ajouté que même les autorités militaires leur ont déjà autorisé de regagner leurs ménages.

    Ces habitants disent aussi qu’ils ont peur de retourner sur leurs collines parce qu’il y a un climat de méfiance entre eux et les militaires de la position du chef-lieu de la zone Kiyenzi. Selon cette population déplacée, les forces de l’ordre les accusent d’être de mèche avec les assaillants. Ces déplacés disent que ces militaires vont jusqu’à frapper des gens, comme les reporters d’Isanganiro ont pu le constater sur place. Ils demandent qu’ils soient remplacés par d’autres.

    Vous saurez que cette position a été attaquée par des assaillants le soir de ce mardi vers 18 heures 30 minutes.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici