Le Chef d’état-major échappe à une tentative d’assassinat

    0
    1334

    Le lieutenant-général Adolphe Nshimirimana tué le 02 aout, le colonel Jean Bikomagu également tué le 15 aout, le général Prime Niyongaboi, lui, échappe. Le Burundi devient de plus en plus le théâtre des attentats ciblés.

    Le chef d’état-major burundais, le général Prime Niyongabo, a échappé à une tentative d’assassinat dans une embuscade menée par des hommes armés non encore connus contre son convoi autour de 6h30 alors qu’il se rendait au travail.

    Lors de l’attaque, trois de ses gardes du corps ont été tués, tandis que six autres ont été blessés.

    Selon des sources anonymes, un tir de roquette a visé une jeep transportant les gardes du corps tandis que le véhicule transportant le général avait déjà passé.

    Un échange de coups de feu a eu lieu entre les assaillants et les agents de sécurité positionnés dans les alentours. Deux des assaillants ont été tués, et l’un d’eux a été blessé, selon le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée.

    Après l’attaque, la route Bujumbura-Rumonge est restée bloquée pendant des heures alors que la police menait une opération visant à traquer les auteurs de l’embuscade.

    Dans une conférence de presse tenue à l’après-midi de ce vendredi après l’attaque, le colonel Baratuza a déclaré avoir saisi des fusils utilisés par les assaillants, étant une mitrailleuse, un lance-roquettes RPG 7, et trois kalachnikovs.

    « Cet attentat n’avait pour objectif que de détruire la cohésion de la Force de Défense Nationale, résultat d’une intégration réussie depuis 2005 », a déclaré le colonel Baratuza.

    Il a condamné tous les assassinats ciblés observées depuis ces derniers jours, appelant tous les membres de la FDN à rester calmes, sereins et unis.

    « Le ministère de la Défense nationale leur demande en plus de résister à toute forme de manipulation qui tend à détruire la Force de défense nationale et, par conséquent, toute la nation entière », a déclaré le colonel Baratuza.

    Le général Prime Niyongabo a joué un rôle de premier plan dans les efforts visant à déjouer le putsch manqué du 13 mai contre le Président Pierre Nkurunziza.

    Néanmoins, les motifs de cette tentative restent inconnus, mais l’incident fait partie d’une série d’incidents mortels qui sont observées depuis un certain temps, ciblant de hautes personnalités militaires et civiles.

    Le Burundi reste dans une crise électorale depuis le 26 avril quand Pierre Nkurunziza a annoncé son troisième mandat controversé qu’il a remporté le 21 juillet. Bien que la police ait réussi à réprimer les protestations massives contre sa candidature plus particulièrement dans la capitale Bujumbura, le pays reste en état d’alerte et de panique, craignant une possible attaque rebelle, ou encore des assassinats ciblés.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici