Une mise en garde a été lancée par les forces de l’ordre aux habitants de la colline Kagwema en commune Gihanga de la province Bubanza qui font souvent des navettes entre la RDC et cette localité. Ils sont accusés de collaborer et d’approvisionner les groupes rebelles en RDC. Cela a été dit ce mercredi au cours d’une réunion de sécurité tenue à Kagwema même. Ils sont également accusés de na pas dénoncer les groupes de combattants quand ils viennent s’approvisionner.

Le climat n’est pas au bon fixe entre certains habitants de la colline Kagwema en commune Gihanga de la province Bubanza et les forces de l’ordre. Ce mercredi dans l’après-midi, un officier militaire œuvrant sur une position de la place n’a pas mâché les mots en accusant certains habitants ce cette colline de collaborer et d’approvisionner les combattants qui sont de l’autre côté de la Rusizi en République Démocratique du Congo.
« Ces jeunes hommes traversent la rivière Rusizi en n’importe quel endroit et ne veulent pas passer par la frontière et reconnue. Je sais que certains sont ici et sont en train de m’écouter. Je vous mets en garde et nous allons désormais renforcer la surveillance pour suivre vos mouvements », a-t-il martelé avec un ton menaçant.
Cet officier militaire a quand-même reconnu qu’il y a des familles qui ont des parentés de l’autre côté de la Rusizi en RDC qu’ils doivent régulièrement visiter, mais leur recommande de ne pas y aller en cachette et de passer par la frontière contrôlée.
Au cours de cette réunion, les forces de l’ordre ont déploré le fait que la semaine passée les cultivateurs qui passent la nuit dans leurs champs pour éviter qu’ils soient volé n’ont pas dénoncé un groupe de combattants qui sont venus de la RDC et les ont obligés de leur donner tout ce qui était mur dans ces champs : des bananes, des haricots, des tomates, du manioc et autres.
Les mêmes cultivateurs ont collecté tous ces vivres et les ont emballés dans une bâche amené par ces mêmes combattants. Ligotés, ils ont été obligés de les accompagner jusqu’à la rivière Rusizi. Les victimes ont été également dépouillées de leurs téléphones portables, de leurs machettes et trois vélos.
Le chef du village de Kagwema, Quinte-Marc Ngendakumana qui déplore le fait que ces habitants sont entre le marteau et l’enclume précise que les ravisseurs, avant de traverser la rivière Rusizi vers la RDC, ils ont laissé ces mots aux victimes : « Vous devez nous donner votre contribution en vivres, ou en argent, en nous appelant par téléphone. Ceux qui refuseront seront pris et seront relâchés après avoir donné des rançons ».




