Destruction ce jeudi matin de la toiture d’une maison servant de stock pour des femmes du parti UPRONA réunies dans une association qui produit et vend de la farine de manioc près de la zone Buyenzi au numéro 26. Les bénéficiaires – des UFB – grognent. La permanence nationale de ce parti parle de nécessité d’exploitation de ses biens.
Sous l’œil vigilant d’un mudasigana de Kumugumya à la permanence nationale du parti de Rwagasore et du chef de poste de la zone Buyenzi, les tôles couvrant le toit d’une maison non loin du chef-lieu de la zone Buyenzi ont été arrachées et mises de côté.
La maison appartient à l’Uprona. Depuis la Deuxième république, elle sert de stock et de lieu de commercialisation de farine par des femmes membres de l’UFB, l’Union des Femmes Burundaises, mouvement intégré au parti de Rwagasore. Ces femmes sont donc chassées par une mesure de la hiérarchie uproniste; parce qu’elles ne partagent pas l’opinion politique avec la représentation actuelle du parti, d’après Selon Sada Hakizimana, présidente de l’association. Ce que réfute l’UPRONA.
Cette mesure de déloger ces femmes de l’Union des Femmes Burundaises (UFB) n’est pas du tout politique, précise le secrétaire permanent du parti UPRONA, qui confirme qu’une fois l’endroit transformé, valorisé, ces femmes seront prioritaires comme attributaires parmi les futurs locataires.
Selon toujours Jean Bosco Wakana, ces dames ont refusé de déménager vers le quartier Jabe en zone Bwiza dans un autre espace appartenant à l’ancien parti unique, bien qu’un délai relativement long leur ait été offert.
En attendant, les interprétations divergent entre la direction du parti et les femmes qui ont des décennies durant exploité l’espace litigieux.



