Les victimes du viol devaient poursuivre leurs bourreaux en justice

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    Le centre SERUKA appelle les personnes qui subissent les violences sexuelles à porter plainte et à poursuivre leurs bourreaux en justice jusqu’à la fin des procès. L’expérience a montré que les femmes qui persévèrent finissent par obtenir gain de cause selon les informations fournies par le la coordinatrice du centre SERUKA ; une organisation qui aide les victimes du viol.

    A l’exception de trois procès seulement, tous les autres procès des victimes du viol que le centre SERUKA a accompagné ont eu gain de cause. Le dédommagement des victimes reste néanmoins un défi à relever, indique la coordinatrice de ce entre, Josiane KARIRENGERA

    Elle appelle toutes les femmes victimes des violences sexuelles à oser porter plainte. Le centre leur offre une assistance juridique en la matière.

    Depuis l’année 2012, le centre a mis en place le volet assistance juridique après avoir constaté des difficultés énormes que rencontraient les femmes qui voulaient poursuivre les auteurs des violences sexuelles en justice.

    Même si les victimes du viol étaient auparavant assistées juridiquement par l’organisation non gouvernementale Avocat Sans Frontière et l’APRODH, le renforcement de cet appui en assistance restait souhaitable.

    Les femmes violées restent toujours victime de la culture burundaise, certaines victimes n’osent pas dénoncer leurs bourreaux, encore moins les poursuivre en justice. Même si le centre SERUKA accueille au moins 4 victimes du viol chaque jour, les cas qui restent inconnues restent nombreux.

    Les autres préfèrent faire recours aux règlements à l’amiable entre parents et bourreaux s’il s’agit des enfants violées, ou entre familles s’il s’agit des voisins ; d’autres sont obligées de se marier avec leurs bourreaux par pression exercées sur les victimes.

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