L’association des femmes handicapées du Burundi appelée les Vaillantes organise ce 27 Novembre 2015 une table ronde pour la commémoration de la journée mondiale des personnes vivant avec un handicap , célébrée le 3 Décembre de chaque année. Selon Anne Marie Nduwimana présidente de cette association, il faut une autonomie de vie et une inclusion dans la société des personnes handicapées. 
Pour une autonomisation de vie des personnes handicapées et leur inclusion dans la société, l’association les Vaillantes demande au gouvernement burundais de mettre en application la convention internationale du droits des personnes handicapées.
En effet, avoir l’accès à des droits dont l’accès à l’éducation, à la santé ou à la mobilité devrait être garanti pour parler d’une autonomie effective des personnes vivant avec un handicap. Le Directeur du centre des services à l’Union des Personnes Handicapées du Burundi (UPHB) Vianney Kirajagaraye explique que c’est loin d’être le cas pour les personnes vivant avec un handicap au Burundi.
D’après toujours Vianney Kirajagaraye, les femmes burundaises handicapées sont particulièrement vulnérables à l’autonomisation vis-à-vis de la culture burundaise. Elles sont considérées comme incapables de faire les travaux ménagers et plus encore de procréer. Les familles ayant des personnes handicapées sont appelées à ne pas marginaliser ces individus, il faut plutôt les encourager.
Dans son exposé, Vianney Kirajagaraye estime, qu’ en matière d’emploi, il faudrait considérer les potentialités qu’ont les personnes vivant avec le handicap aux lieux de considérer leurs déficiences. Kirajagaraye estime que les quotas doivent être instaurés sans oublier un aménagement des lieux pour leur permettre d’accéder à leurs lieux de travail.
Selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ,15 % de la population mondiale présentent un handicap. Selon les statistiques de l’Organisation onusienne pour l’enfance (Unicef), 1% des filles handicapées sont alphabétisées, ajoute-t-il.



