Malgré les conditions particulières politiques et sociales, médiatiques et sécuritaires dans lesquelles se sont déroulées les élections de 2015, les médias qui étaient encore fonctionnels au Burundi se sont organisés pour couvrir les élections en synergie.
Plus de 80 journalistes ont participé à cette synergie des médias qui a mobilisé 6 radios, dont la radio nationale, la radio Ivyizigiro, la radio Nderagakura, les radios Umuco et Star FM. ABP info et les journalistes du studio ijambo.
Le rapport de cette enquête validé ce mardi a été réalisé dans 8 provinces concernées par l’enquête. Le gros de cette enquête concerne l’opportunité ou non de la synergie des médias vu les conditions dans lesquelles le pays était plongé.
La plupart des personnes interrogées qui ont dit que la synergie était nécessaire vivent dans les milieux ruraux plus qu’en milieux urbains.
Le rapport souligne que d’une part certains intervenants ont mentionné que les personnes ont vaincu leur peur pour aller voter grâce à cette synergie.
Une autre partie estime que la synergie n’était pas professionnelle, se basant sur le fait que certains médias avaient été détruits et que par conséquent la plupart des journalistes qui ont participé à cette synergie sont des médias qui accompagnent le pouvoir en place.
Le rapport ne dit rien sur la qualité du travail fait pendant cette période. Il reste aussi muet sur les conditions sécuritaires des journalistes qui ont participé à cette synergie.
A la veille des élections de 2015, certains médias privés ont été détruit à la suite du coup d’état manqué du 13 mai, et certains journalistes ont été contraints de fuir le pays alors que la sécurité se détériorait davantage. Des tueries et assassinats ciblés ont été commis à travers le pays, surtout dans la capitale Bujumbura. Les membres des partis politiques de l’opposition ont également fui le pays et ont boycotté les élections de 2015.



