Insécurité à Bujumbura, trafic paralysé à Bubanza et Cibitoke

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    Les bus de transport empruntant les axes Bubanza – Bujumbura et Cibitoke – Bujumbura n’ont pas travaillé ce vendredi. Quelques-uns qui ont tenté les chances pour transporter les passagers tard dans la journée ne pouvaient pas arriver dans la ville de Bujumbura. Les passagers étaient laisses à mi-chemin, dans les localités du rond point de Chanic pour ceux qui venaient de Cibitoke-Rugombo et Gihanga et sur les lieux de main d’œuvrepour ceux en provenance du centre Bubanza.

    « Je voulais me rendre àl’hôpital Roi Khaled pour amener de quoi manger mon mari qui est malade, et voilà qu’aucun véhicule n’est en train de travailler. Je viens de passer sur la route presque deux heures, aucun taxi, aucun bus ! J’ai même demandé aux motards de m’aider et de me déplacer jusqu’à Bujumbura, mais ils ont tous refusé », se lamentait une dame rencontrée à la cinquième transversale de la commune Gihanga vers dix heures de ce vendredi. Avec des casseroles de nourriture et quelques habits qu’elle apportait au malade, elle s’était rendue sur la route Bujumbura-Rugombo, à un km de Gihanga pour voir si elle pouvait trouver le bus mais en vain , et elle est retournée à la maison.

    A Gihanga en province Bubanza, le trafic était paralysé , tous les véhicules de transport étaient garés à leurs endroits habituels, les chauffeurs entrain de bavarder dans de petits groupes sur la route.

    Dans la province voisine, c’était le même scenario, les bus de transport de la province Cibitoke n’ont pas travaillé jusqu’à onze heures. Ce n’est que tard dans la journée que quelques-uns ont commencé à transporter les passagers de Cibitoke jusqu’au rond point de Chanic et vice versa. Les chauffeurs s’arrêtaient régulièrement en cours de route pour demander à ceux qui venaient de Bujumbura comment était la situation en ville de Bujumbura.

    De même, la situation était la même pour les passagers qui voulaient emprunterla RN neuf, la route Bujumbura-Bubanza. Ceux qui ne pouvaient pas laisser tomber leur trajet d’aujourd’hui, ils devaient descendre le bus avant d’arriver sur les portes de la ville de Bujumbura, dans la localité communément appelé main d’œuvre et s’arrangeaient ensuite pour arriver en ville. Les commerçants qui voulaient s’approvisionner en ville étaient très fâches puisque ce n’était pas possible.

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