L’ONG Refugees International dénonce le recrutement des réfugiés burundais au Rwanda par des groupes armés

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    Dans un rapport intitulé “Droit d’asile mis à mal: recrutement de réfugiés burundais au Rwanda”, Refugees International pointe du doigt le “recrutement de réfugiés à l’intérieur du camp de réfugiés de Mahama (dans le sud-est du Rwanda), par des groupes armés, y compris des recrutements d’enfants”.

    Selon l’ONG caritative Refugees International (RI) entre mai et décembre 2015, au moins 50 réfugiés du camp de Mahama ont informé séparément et indépendamment les autorités internationales et rwandaises qu’il y a des recrutements des réfugiés. « Au moins 30 burundais qui vivaient dans le camp des réfugiés de Mahama ont été arrêtés en RDC et ont révélé aux autorités internationales l’information du recrutement, » souligne le rapport.

    Toujours d’après ce rapport, certains réfugiés burundais assurent avoir été menacés d’arrestation par des responsables rwandais après s’être plaints des tentatives de les enrôler de force.

    Refugees International indique dans ce rapport que certains réfugiés interrogés ont affirmé que “ceux qui sont chargés du recrutement leur ont dit qu’ au mois d’août ils voulaient enrôler 5.000 personnes et celles qui avaient des notions militaires étaient la première cible”. Les cadres internationaux ont confié à RI qu’entre octobre et novembre 2015, ils ont identifiés au moins six enfants âgés entre 15 et 17 ans qui ont été recrutés dans des groupes armés.

    L’ONG appelle le Rwanda, accusé par le Burundi de soutenir un embryon de rébellion, à s’assurer que “tout recrutement de réfugiés cesse immédiatement”. Elle exhorte aussi l’Union africaine (UA) et l’ONU “à sanctionner les acteurs – qu’ils soient burundais ou rwandais – violant le caractère civil et humanitaire du droit d’asile”.

    Le Burundi avait accusé le Rwanda voisin de soutenir la naissance d’une rébellion qui recrute des réfugiés burundais sur le sol rwandais.

    Interrogée sur le rapport de Refugees International par Reuters, la ministre rwandaise de la gestion des crises et des réfugiés, Séraphine Mukantabana, a rejeté les accusations. “Il s’agit d’accusations sans aucun fondement” a-t-elle dit, en excluant le fait que des réfugiés quittent le camp parce qu’une organisation les recrute.

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