La crise politico-sécuritaire que traverse le Burundi a perturbé les activités des élèves et écoliers en général et ceux qui vivent dans les quartiers les plus affectés par le conflit en particulier. 
Certains élèves ont abandonnés leurs établissements surtout dans les quartiers de Cibitoke, Mutakura et Musaga parce que leurs familles ont été contraintes à fuir les affrontements pour se réfugier dans d’autres quartiers encore paisibles.
D’après un des membres d’une famille qui a fui vers Kigobe en provenance de Mutakura, les enfants n’ont pas pu terminer le trimestre passé parce qu’ils ne pouvaient pas retourner dans leur établissement d’origine situé à Cibitoke.
D’autres enfants qui habitent ces trois quartiers cités n’ont pas fait les examens du premier trimestre parce qu’ils avaient aussi abandonné leurs ménages. Certaines familles ont trouvés refuge vers les quartiers de Kinindo, Kibenga.
Bon nombre d’entre eux se retrouvent sans espoir de reprendre le chemin de l’école au cours de cette année scolaire parce qu’ils n’ont pas d’établissement.
D’autres qui sont restés à Musaga disent qu’ils avaient l’habitude de se déplacer vers le lycée municipale de Musaga pour faire leurs études le soir, mais qu’ils ne le font plus parce qu’ils doivent être à la maison avant 18 h 00.
La crise qui a éclaté au lendemain de l’annonce de la candidature du Président Pierre Nkurunziza pour son 3è mandat a poussé les résidents des quartiers contestataires dans une peur panique, jusqu’à maintenant craignant d’éventuelles attaques dès la tombée de la nuit. Ils souhaitent le retour de la paix au pays pour que leurs enfants retournent à l’école comme les autres.



