La PTME au centre médical SOS Nyakabiga : 52 femmes prises en charges en 2015

    0
    510


    Le programme de Prévention de la Transmission du VIH/ SIDA de la Mère-Enfant (PTME) est fonctionnel depuis environ 3 ans dans l’objectif d’atteindre les fameux 3 zéros: Zéro nouvelle infection, zéro nouvelle naissance avec le VIH, zéro discrimination pour l’horizon 2015.

    Selon le Dr Elvis Ndayisenga, médecin-directeur de ce centre, il existe 3 portes d’entrée pour adhérer à ce programme dont la consultation prénatale qui est majoritaire. Une des bénéficiaires de ce programme s’en réjouit car ayant un enfant d’un mois et demi qui n’est pas infecté.

    Suivre la PTME au centre médical SOS Nyakabiga suppose des portes d’entrée à savoir la consultation prénatale où le dépistage est fait à toute femme enceinte qui consulte, des femmes prises en charge (sous traitement ARV et femmes enceintes) et suivies par ce centre, des patientes qui sont transférées à partir d’autres structures sanitaires et dépistées VIH positives .

    Dans le but d’atteindre les 3 zéros, le Dr Ndayisenga indique que ce deuxième objectif est que chaque femme consultée et dépistée séropositive parte immédiatement avec le traitement. Comme ce centre médical dispose d’une maternité qui fonctionne tant bien que mal, précise le directeur, le deuxième objectif a toujours guidé ce programme.

    Selon une patiente ayant voulu requérir l’anonymat, mère de 4 enfants dont un décédé et qui a adhéré au programme de lutte contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant depuis 2007, ce programme est d’une grande utilité. « Mon mari n’est pas infecté par le VIH et il m’aide à vivre positivement avec ma maladie ; Ce qui m’inquiète le plus c’est que mon bébé est né avec des blessures sur le bras, ce que je redoute c’est que mon enfant soit dépisté positif, mais je garde de l’espoir. J’interpelle d’autres couples à suivre ce programme», dit-elle.

    Bien que l’adhésion à ce programme soit satisfaisante selon le médecin-directeur de ce centre, des défis ne manquent pas, notamment des maris qui n’acceptent pas leur sérologie et une maternité moins équipée. Malgré ces difficultés, médicaments et antirétroviraux sont suffisants, le personnel de ce centre est bien formé.

    Sur 682 femmes ayant fait le dépistage au cours des consultations prénatales en 2015, 52 ont été prises en charge et aucun enfant n’a été infecté.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici