A quand le retour du Lycée Vugizo dans ses bâtiments ?

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    Un écroulement imminent des locaux du Lycée Vugizo a causé le déménagement de cet établissement scolaire vers l’ex école technique ESTA abritant également certaines facultés de l’Ecole Normale Supérieure ENS. Six ans après le départ du Lycée Clarté Notre Dame de Vugizo, le peu de travaux effectués sont déjà démolis, regrette Ndayizigiye Alphonse, directeur de ce Lycée. Il sollicite le concours du Gouvernement burundais pour canaliser le ravin Rubanza et la réhabilitation des immeubles.

    Jadis situé au mont Vugizo non loin du palais présidentiel, le lycée Clarté Notre Dame de Vugizo a vu ses maisons fissurées à cause du ravin Rubanza qui n’a pas été canalisé, ce qui a poussé au déménagement de ce grand lycée au mois de mars 2009.

    Aujourd’hui situé sur le Boulevard du 28 novembre dans des locaux de l’ENS, Ndayizigiye explique qu’une université ne peut jamais abriter un établissement secondaire. Cet établissement enregistre un effectif de 886 élèves dont 261 internes pour cette année scolaire en cours. Un problème de salles de classe faisait défaut mais les autorités du lycée se sont convenues avec celles de l’ENS pour se partager les salles disponibles.

    Le directeur de ce lycée regrette que 6 ans après, même les travaux qui y avaient été effectués soient actuellement démolis. Il indique en outre que la toiture des locaux n’y est plus. Une situation déplorable selon ce directeur, qui précise que des études pour évaluer les travaux à faire n’ont pas été fait par des techniciens.

    Les infrastructures proches de l’ancien lycée préoccupent également ce responsable qui explique que les quartiers Mutanga Sud et Nyakabiga peuvent être affectés si la canalisation de ce ravin n’est pas faite dans l’immédiat. « L’espoir de retourner au mont Vugizo dans nos propres locaux s’amenuisent franchement», ajoute le directeur .

    {{Quid des professeurs ?}}

    Le lycée Vugizo accuse un manque criant de professeurs. Onze professeurs vacataires sont payés par les parents d’élèves. Il estime que ces éducateurs devraient être engagés parce que remplaçant les autres qui ont préféré aller dans d’autres secteurs. Un montant d’environ de plus de trois millions est dépensé trimestriellement pour rémunérer ces vacataires.

    {{Des manuels didactiques insuffisant}}

    Les quelques livres que reçoit ce lycée de la part du gouvernement burundais ne sont pas suffisant, martèle le directeur. Pour pallier à ce défi, l’école a demandé aux parents d’acheter les livres. Le grand problème qui se pose selon le directeur de l’école, est que l’on tend vers une école privée. Ceux qui vont étudier au lycée Vugizo sans parents capables de payer les livres, l’école n’aura pas de livres mais il espère que la situation va changer.

    La réhabilitation du Lycée Vugizo reste une préoccupation pour ses responsables.

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