Grands présumés contributeurs du budget général de l’Etat exercice 2015, l’Allemagne, les Pays-Bas, les Etats Unis ainsi que l’Union Européenne sont les grands absents en 2016. Malgré le refroidissement des relations entre Bujumbura et Bruxelles, la Belgique a certes suspendu une portion de son aide mais reste dans 14 projets touchant l’agriculture, la santé et un peu dans l’éducation de base. 
Intervenant essentiellement dans le secteur de l’eau et de l’environnement, la République Fédérale d’Allemagne a apporté au Burundi en 2015 un appui financier à hauteur de 54 milliards de francs burundais.
Les Pays-Bas qui n’apparaissent plus que symboliquement à travers un Fond commun Fertilisant devaient contribuer en 2015 pour environ 70 milliards de francs. La justice et la police étaient jusque ici les grands bénéficiaires. Le Fond fertilisant se vide – de 22 milliards à 1,5 milliards de francs.
Les Etats Unis supportaient essentiellement la santé – notamment la santé reproductive et la lutte contre le paludisme. Leur enveloppe d’appui annuel était évaluée autour de 30 millions de dollars. Ils n’apparaissent pas du tout dans la loi des finances 2016.
L’autre partenaire essentiel est l’Union Européenne. Ses interventions dans le budget de l’an dernier s’élevaient à plus ou moins 55 milliards de francs. Ce partenaire tout comme la Hollande et l’Allemagne semblent avoir déjà suspendu leurs aides vu le budget 2016.
Bien qu’ayant retouché son enveloppe de quelques milliers d’euros, la Belgique reste aux côtés du Burundi. Pour l’exercice 2015, elle était censée appuyer le pays pour une enveloppe de 69 milliards de francs alors que sa contribution actuelle est aujourd’hui estimée à 53 ,6 milliards.
On note que le Fond Commun de l’Education entre 2015 et 2016 passe de 87 à 12milliards de francs. Ce fond était surtout alimenté concurremment par la Belgique, la Hollande, la Norvège. Le retrait de ces pays explique partiellement le couperet de 103 milliards dans le budget de l’Education pour l’exercice en cours.
Les Nations-Unies dont le soutien financier n’apparaît plus en 2016, promettaient l’année dernière une enveloppe de 84 milliards de francs.
Il faut noter que tous ces apports extérieurs en 20i5 étaient indicatifs et ne reflètent pas nécessairement les sommes débloquées. Faute du rapport de la Cour des Comptes – rarement publié – il est pour le moment impossible d’apprécier qui a donné quoi en 2015.
il est aussi remarquable que les dons de la Chine – constitués essentiellement d’écoles et d’hôpitaux – n’apparaissent jamais dans les lois budgétaires du Burundi. A titre d’exemple, on sait que le palais présidentiel doit être construit par le pays de Mao sur deux ans et demi, et que ce projet nécessitera l’équivalent de quelques 26 millions de dollars américains. Mais pas de trace dans la loi des finances.



