Lutte contre les VBG, un combat perpetuel

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    La lutte contre les Violences basées sur le Genre est un combat de tous les jours selon les associations féminines du Burundi. Lors d’une sensibilisation en cette matière organisée par le CAFOB en Province Mwaro du 19 au 20 Janvier 2016, les couples mariés sont invités à afficher du respect entre conjoints.

    Plus de 80 personnes de la commune Kayokwe en province Mwaro comprenant de couples vivant en bonne relation et ceux marqués souvent par des violences au sein de leurs ménages viennent de subir une sensibilisation de deux jours de la part du CAFOB (Collectif des Associations et ONGS Féminines du Burundi) au chef-lieu de cette province.

    Cécile MUBINDI, Point Focal du Cafob au projet PLUVIF (Projet de lutte contre les violences faites aux Femmes) dit que l‘objectif de cette sensibilisation est que les couples en bonne relation servent de modèle à ceux qui se disputent souvent.

    Elle indique que dans cette lutte contre les violences basées sur le Genre qui a commencé il ya 6ans,les associations féminines commencent à associer les hommes. L’orateur de ces 2 journées , Joseph Mujiji, membre du CHOVIF(Coalition des hommes pour la lutte contre les violences faites aux femmes) dit que l’inégalité entre le garçon et la petite fille part des noms donnés dès la naissance.

    “Le garçon est pris comme l’héritier alors que la fille est destinée à être mariée ailleurs”, indique-t-il, ajoutant que, la culture avec certains proverbes semble mépriser la place de la femme.

    Joseph Mujiji dit que l’homme et la femme sont complémentaires. Les VBGs regroupent les violences physiques, économiques, psychologiques et sexuelles. La consommation de certaines boissons prohibées comme umunanasi favorisent ces violences. Des bagarres sont souvent signalées dans certains ménages.

    Grâce à ces sensibilisations, le nombre de ces violences a diminué. En 2014,185 personnes de la commune Kayokwe victimes de ces violences se sont confiées à l’Association Nturengaho de cette province au moment où en 2015 ce centre a accueilli seulement 142 personnes de la même entité. Mais un pas reste à faire. Mujiji Joseph dit que certains textes protègent les victimes de ces violences. Il cite l’exemple du Code des personnes et de la famille pour le mariés et le code pénal surtout aux articles 535, 536 et 537.Il leur conseille enfin de faire des mariages légaux et d’éviter des unions libres.

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