Flambée des cas de paludisme en province sanitaire de Muyinga

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    La province sanitaire de Muyinga connaît une flambée des cas de paludisme ces jours-ci, annonce le Dr Eric Manirakiza, médecin directeur du bureau provincial de la santé. Autour de 80.000 cas de paludisme ont été reçus dans les trois districts sanitaires de la province Muyinga au cours du mois de janvier 2016 contre 55.000 malades en janvier 2015.

    La flambée des cas de paludisme a commencé à se manifester avec le mois d’août de l’année dernière, indique le Dr Eric Manirakiza. Face à cette situation d’augmentation de malades de malaria, les prestataires de soins se sont réunis ce mercredi pour échanger sur les causes probables de cette flambée. Les facteurs favorisant des cas de paludisme seraient une pluie abondante, la mauvaise observance des cas, la promiscuité, la mauvaise utilisation de la moustiquaire …

    Parmi les actions urgentes à mener, la province sanitaire continue la prise en charge des cas et l’approvisionnement des centres de santé en médicaments contre la malaria, précise le Dr Manirakiza.

    De façon particulière, pendant 12 jours, une unité mobile de quelques unités de médecins venus de Bujumbura, d’infirmiers et de technicien de laboratoire sera déployée dans les centres de santé touchés par ladite flambée pour épauler le personnel pré existant, a-t-on appris du médecin responsable de la Province sanitaire de Muyinga. Celui-ci compte également s’appuyer sur les leaders de l’administration locale pour mener une sensibilisation musclée de la population et lui rassurer de la disponibilité des médicaments de première intention, médicaments offerts gratuitement après un test aussi gratuit.

    “Toute personnes ayant des céphalées, la fièvre, les vomissements et les courbatures doit se présenter dans une formation sanitaire pour se faire diagnostiquer”, recommande-t-on.

    Les prestataires de soins regrettent que des moustiquaires imprégnés d’insecticides ont été massivement distribués en 2014 pour la prévention de la malaria mais certains habitants ne s’en servent plus.

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