Les étudiants externes à l’Université viennent de passer au moins 10 jours de retard dans la perception de leur bourse du mois de février. Ils indiquent qu’ils risquent de ne plus se rendre aux cours.
C’était le 27 janvier quand le directeur de la Régie des Œuvres Universitaires a sorti un communiqué pour annoncer « aux étudiants boursiers de l’Université du Burundi que la bourse du mois de de février 2016 prendra un certain retard pour son paiement ».
Le motif avancé par cette autorité est le « fait que les engagements budgétaires pour 2016 ont commencé courant la semaine du 25/01/2016 après la nouvelle ventilation trimestrielle du budget alloué à chaque ministère ».
D’habitude, les étudiants boursiers reçoivent leurs bourses au début du mois. C’est le cas du mois de janvier passé. Ils indiquent qu’ils ont leur bourse le 18 septembre 2015. Ils se demandent pourquoi le cette bourse de janvier n’a pas connu de retard alors qu’elle est au budget de 2016 comme celle de février. Selon ces étudiants, il y aurait un agenda caché que les autorités de l’Université ne veulent pas révéler.
Certains étudiants rencontrés aux campus Mutanga et Kamenge pensent que c’est une façon de supprimer la bourse comme on l’a fait pour le petit déjeuner. Ils reçoivent des informations selon lesquelles la bourse ne sera pas donnée aux ayant droits comme avant, qu’il y aura des conditions et des différences suivant les catégories.
Quand il y a un retard de l’octroi de bourses les étudiants externes sont les premiers à avoir des difficultés comme ils l’expliquent : manque de ration alimentaire, risque d’être chassés des maisons louées, tels sont les principales difficultés parmi tant d’autres auxquelles ils font face.
D’après ces étudiants externes, il leur est difficile de continuer à vivre mais aussi se présenter en cours. Ils demandent alors autorités rectorales de leur préciser quand la bourse leur sera payée.



