L’association des motards du Burundi, section Gitega a déjà érigé des barrières à des endroits connus. Elles ont pour objectif de mieux contrôler ceux qui exercent ce métier et traquer des malfaiteurs qui pourraient s’infiltrer parmi eux. 
L’Amotabu Gitega se dit engagée dans ce contrôle. Tout motard doit adhérer à cette association selon son président Jadot Nzitunga. Il indique que l’on a déjà commencé à recenser tous les motards opérant dans toute la province.
Jadot Nzitunga s’inquiète qu’il y ait des malfaiteurs qui ont pour mission d’infiltrer les motards dans le but de troubler l’ordre public, ou tout au moins la circulation routière. Il insiste ainsi sur le fait que tout conducteur de taxi moto a le devoir de s’inscrire à cette association et s’engager à observer son règlement d’ordre intérieur.
Curieusement, les motards voient d’un autre œil l’objectif central de l’association dont ils sont forcés d’être membres. Un d’eux qui souhaite garder l’anonymat renseigne que l’installation de ces barrières est une forme de leur soutirer de l’argent. « Chaque fois que l’on passe à ces endroits, dit-il, on doit payer une somme de 500 francs Bu ». Il trouve que la destination de cet argent reste encore cachée.
Un autre garde par ailleurs un mauvais souvenir. Il fait savoir qu’en 2012, il a eu un accident. Alors qu’il devait payer une somme de 750 mille francs Bu pour se faire soigner, il regrette que son association ne l’ait aidé en rien.
Les motards de Gitega demandent que leur association soit réorganisée et qu’un comité de gestion soit mis en place pour une gestion transparente de l’argent collecté.



