Muyinga/Université pour contourner les frais de loyer dans d’autres villes

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    Une université vient d’ouvrir ses portes au chef-lieu de la province de Muyinga. L’implantation de cette université est particulièrement saluée par des individus incapables de se payer le loyer dans les universités d’autres villes où s’orientaient jusqu’ici les lauréats des HumanitésGénérales.


    L’East African Leadership University (EALU),institution d’enseignement supérieur, est né de l’initiative de certains natifs de la province de Muyinga, a-t-on appris de Ndayishimiye Jean Bosco, Directeur des Services Académiques.« Nous avons constaté que beaucoup d’individus ne fréquentaient pas l’université faute de moyens de se payer le loyer à Bujumbura ou à Ngozi », souligne-t-il.

    Une centaine d’étudiants parachèvent cette semaine les cours de mise à niveau en Anglais, a-t-on constaté sur place. Cette institution se proposant de promouvoir un leadership dans la région a accueilli des lauréats des humanités générales ayant évolué dans des conditions différentes, d’où l’importance des cours de mise à niveau, indique le Directeur académique. Parmi les bénéficiaires de ladite formation figurent des rapatriés qui avaient évolué en Tanzanie et qui avaient difficultés d’insertion dans le système éducatif burundais.

    Marie Chantal Mugisha s’est fait inscrire à l’EALU dans la faculté de Gestion. Cette mère de 3 enfants avait terminé les humanités Générales, il y a plus de dix ans. Je me suis mariée et je ne pouvais pas fréquenter les universités d’autres villes très éloignées de mon ménage.Non seulement le cout du loyer est très élevé notamment dans la capitale Bujumbura où sont implantées la plupart des universités au Burundi mais aussi, quand on est mariée, c’est difficile de s’installer loin du foyer,souligne-t-elle. Des femmes bloquées jusqu’ici à cause de leur situation matrimoniale vont désormais poursuivre leurs études universitaires, ajoute une collègue de classe.

    Certains étudiants croisés dans les enceintes de l’EALU venaient de passer plus de 15ans en attente d’une université proche. C’est le cas de Merthus Cishahayo, qui avait terminé les études secondaires en 1998.Il n’y a pas de limite d’âge, murmure-t-il, sourire aux lèvres.

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