La CRB demande une loi pour protéger son emblème

    0
    470


    La journée mondiale de la Croix Rouge en date du 8 mai de chaque année, célébrée cette année sous le thème « Partout, en tout temps et pour tous » un évènement de grande envergure, tombe au moment où le Burundi baigne jour et nuit dans des circonstances nécessitant l’intervention de ces hommes en croix rouge. On citerait des cas de blessés par engins militaires suite à la crise actuelle, des catastrophes naturelles dues aux fortes pluies dont le glissement de terrains, les débordements de rivières, parmi tant d’autres. Le cas le plus récent étant une partie de la population de la commune Muhuta dans la province Rumonge, qui dort à la belle étoile dans les sites de Cashi et Gitaza.

    En plus des secours aux victimes de la crise politique que traverse le Burundi, la Croix Rouge est venue en aide aux victimes d’El-Nino, un phénomène de forte de pluies au cours de cette saison, qui a déjà couté la vie de plus de 80 personnes sur tout le territoire burundais, 170 blessées et plus de 800 maisons totalement détruites, un bilan brossé par Anselme Katiyunguruza, secrétaire général de la Croix rouge.

    Aussi, c’est la délégation du Comité International de la Croix Rouge qui a permis le rapatriement d’un officier de grade de Lieutenant de l’armée burundaise qui avait été kidnappé par un groupe de rebelles de Nzabampema dans la réserve naturelle de la RUKOKO.

    Malgré toutes ces réalisations en faveur des personnes en danger, cette organisation des hommes en croix rouge déplore que durant toutes ces catastrophes, certains particuliers ont porté son emblème pour leurs intérêts.

    “Durant la récente période de crise au Burundi, certains véhicules portaient la croix alors qu’ils restaient incognito à la Croix Rouge du Burundi”, déplore le Secrétaire General.

    Anselme Katiyunguruza dit que toute personne peut porter ce signe en plus de leurs volontaires éparpillés sur toutes les collines du Burundi et dans le monde entier moyennant une autorisation émanant de la Croix Rouge. Il souligne que l’emblème protège le volontaire de la Croix Rouge et la personne à secourir.

    Pamphile Kantabaze président de la Croix Rouge du Burundi, appelle le gouvernement du Burundi à mettre en place une loi pour la protection de l’emblème, « la Croix Rouge», comme signe incontournable de l’Organisation internationale de la Croix Rouge car selon lui, c’est l’unique arme de cette organisation mondiale de secours.

    La Fédération Internationale de la Croix Rouge compte 170 sociétés nationales et a déjà jusqu’aujourd’hui perdu 53 volontaires en Syrie seulement sur 17 millions de volontaires repartis dans le monde.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici