Un mois après la rentrée de l’année scolaire 2016-2017, des effectifs sont pléthoriques dans les classes de première année post fondamentale et les élèves n’ont pas encore de supports ou manuels de l’élève. La pédagogie de l’intégration est difficile à appliquer.
La première année post fondamentale est fonctionnelle depuis la rentrée de l’année scolaire 2016-2017. La pédagogie d’intégration est une méthodologie qui doit être appliquée avec la reforme de l’enseignement au Burundi. Plus d’un mois après ladite rentrée scolaire, les enseignants peinent à appliquer cette nouvelle pédagogie. Celle-ci exige la participation effective des élèves lors des apprentissages pour acquérir non seulement les ressources théoriques mais aussi le savoir faire. Pour y parvenir, les enseignants et les élèves doivent disposer du matériel didactique tels les guides de l’enseignant et les manuels d’élèves. Les guides pour enseignants sont disponibles mais les élèves n’ont pas de supports. La participation des élèves est compromise par le manque de manuels contenant les textes et exercices objet de réflexion a-t-on appris des enseignants croisés à Muyinga.
{{La pédagogie d’intégration n’est pas applicable dans des classes aussi pléthoriques.}}
{{L’école privée est épargnée?}}
L’école “La Connaissance” est le seul établissement privé disposant des classes d’enseignement post fondamental au chef lieu de la province de Muyinga. Là, les conditions d’apprentissage différent de celles du public. Pour bien encadrer les élèves, on limite l’effectif des élèves à caser dans les classes, déclare M. Sosthène Nkurunziza, Directeur de cette école. Le matériel est disponible y compris l’outil informatique pour que les élèves se réapproprient les TICs, ajoute-t-on. Les frais de scolarité s’élèvent autour de 200000 fr par an, les parents acceptent de supporter ces dépenses avec des taux de réussite rassurant poursuit le même directeur. A titre illustratif, pour le concours de fin de la 9ème fondamentale, la réussite est de 100%,révèle-t-il avec un ton de fierté indiquant que avec la rentrée scolaire, tous les demandeurs de places n’ont pas été accueillis à cet établissement faute de places.
{{{Mieux faire: Recommandation des responsables de l’enseignement }}}
M. Jean Baptiste Basomingera, Directeur de l’enseignement en commune de Muyinga reconnaît que des effectifs sont élevés dans certaines classes mais demande aux enseignants de fournir un effort pour plus de rendement. Les résultats au concours national ont prouvé que parfois le prétexte de classe pléthorique n’est pas toujours fondé pour justifier le rendement, dit-il. Les derniers établissements sur le classement n’avaient pas le plus d’élèves, ajoute-t-on. Pour lui,même l’Ecole privée” La Connaissance” en deuxième place après le lycée de Rugari en commune de Muyinga peut faire mieux notamment en recrutant des enseignants permanents. Contacté au sujet du manque des manuels des élèves, M. Blaise Pascal Misago, Directeur de l’Enseignement en province de Muyinga a indiqué que le rapport des besoins a été exprimé après l’orientation des élèves dans différentes sections. Ce directeur rassure que ces manuels pourront être disponibles dans un proche avenir. En attendant, le personnel éducatif est invité à fournir plus d’efforts en encadrant les élèves en dépit des problèmes rencontrés pour s’adapter à la nouvelle pédagogie.



