Le correspondant du journal IWACU dans le sud du Burundi interdit de couvrir une réunion des partis politiques à Rumonge

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    Félix Nzorubonanya, correspondant du journal IWACU s’est vu refuser de couvrir une rencontre des portis politiques œuvrant en commune et province Rumonge ce mardi 10 avril 2018. Le conseiller aux affaires administratives et sociales de l’administrateur communal de Rumonge qui présidait cette réunion et qui a pris cette mesure explique que ce journaliste n’avait pas demandé de permission. Certains représentants des partis politiques qui étaient présents ont déploré cette décision étrange pour eux et demandent que cela ne se reproduise plus.

    Erasme Hakizimana, conseiller de l’administrateur de la commune Rumonge chargé des affaires administratives et sociales, a ordonné à Félix Nzorubonanya correspondant du journal Iwacu dans le sud du Burundi de sortir de la salle communale de Rumonge juste au début de la réunion que cette administratif tenait à l’encontre des partis politiques œuvrant en commune Rumonge.

    Ce journaliste dit avoir était scandalisé par cette décision qui, pour lui est illégale. En effet, selon ce journaliste, il n’y avait aucune violation de la loi en cherchant à couvrir une réunion des partis politiques qui ne se tenait pas par ailleurs à huit clos, une couverture similaire ayant été faite de par le passé sans aucune demande d’autorisation préalable.

    Félix Nzorubonanya explique qu’un journaliste est un pont entre l’autorité et la population. Et de ce fait il a droit à l’information détenue par les pouvoirs publics pour la relayer à la population. Ce journaliste demande au Conseil National de la Communication de former ces administratifs qui affichent encore des comportements anti-démocratiques.

    Samuel Manirakiza, représentant communal du CNDD à Rumonge et qui participait dans cette réunion déplore ce comportement tout à fait étrange et qui ne devrait pas se reproduire. Pour ce responsable politique, il faudrait plutôt inviter les hommes des médias dans de telles réunions comme cela était d’usage.

    Erasme Hakizimana, nouvellement nommé à ce poste de conseiller technique aux affaires administratives et sociales reconnait les faits, accusant ce journaliste d’avoir commencé à prendre des photos sans s’être préalablement présenté et sans autorisation. Cet administratif dit qu’à la prochaine fois, une entente sera trouvée.

    Trois journalistes basés à Rumonge (celui du journal Iwacu, de la radio locale Izere FM et celui de la radio Isanganiro) ont vécu une situation similaire à la prison centrale de Rumonge lors de la libération au début du mois de mars de 328 détenus par application de la grâce présidentielle.

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