Les 1300 des catastrophes naturelles à Cashi et à Gitaza dans les communes de Bugarama et Muhuta en province Rumonge vivent dans de mauvaises conditions à Mayengo en commune et province Rumonge où ils ont été transférés. Ils n’ont ni vivres, ni terres cultivables et font face au manque d’eau potable dans des maisons dont les murs en tentes sont complètement ou partiellement déchirées. Ils demandent assistance.

A chaque tombée de la nuit, c’est la chasse aux chiens qui commence au village de Mayengo. Cassilde Ntakirutimana, une habitante de ce village, dit que deux lapins de son voisin sont déjà dévorés par ces chiens et craint ce ne sera bientôt le tour de leurs enfants et plus tard les adultes. Selon cette femme, des chiens peuvent entrer et sortir comme ils le veulent si on ne veille pas sur eux et cela après la fonte ou la déchirure des tentes bleues qui constituent les murs de pas mal des maisons de ce site.
De son coté, Sinzinkayo Herménegilde de 78 ans, dans une chambre aménagée en assemblages de moustiquaires, dit qu’il meurt de fin. Même son de cloche chez Sylvane Nzeyimana qui demande que leur situation soit améliorée avant le début de la saison pluvieuse.
Rémy Bitariho, chef de ce village, dit que l’eau potable et les terres cultivables leur manquent cruellement. Selon lui, si le gouvernement burundais arrive à les appuyer notamment en leur octroyant des microcrédits ou les terres cultivables, leur situation s’améliorerait.
Juvénal Bigirimana, gouverneur de Rumonge, est au courant de cette situation car il y passe souvent selon les habitants de ce site qui informent qu’il leur promet toujours qu’une solution à leurs problèmes est en train d’être cherchée. Seulement 16 maisons sur 174 que compte ce village ont déjà vu leurs murs élevés en briques, une activité avançant à pas de tortue selon ces déplacés de Cashi et Gitaza transférés à Mayengo depuis 5 mois.



