Les résultats de l’examen d’état édition 2018 ne sont pas fameux au lycée Bubanza. Comme le rapportent les responsables de cet établissement, le taux de réussite est de 7,4 %. Les causes principales de ces faibles résultats sont notamment le manque de matériels didactiques ainsi que le manque d’enseignants qualifiés dans certains domaines. Les parents se lamentent et demandent au gouvernement de résoudre ces problèmes afin que leurs enfants puissent effectivement réussir dans les prochains jours.
Dans la section Langues par exemple, seulement 9 élèves sur 58 sont parvenus à avoir 50% à l’examen d’Etat. En scientifique B, un seul élève a eu la moitié sur 23 que compte la section. En scientifique A et en Sciences sociales et humaines, parmi les 80 élèves que comptent ces sections, personne n’est parvenu à avoir 50% selon les responsables de cet établissement qui disent également avoir connu un manque criant de matériels didactiques, mais aussi l’école a été caractérisée par un manque d’enseignants qualifiés dans certains domaines tout au long de l’année scolaire.
« Tenez par exemple, nous n’avions qu’une seule machine qui tourne dans toutes les sections. Comment nos élèves pouvaient-ils réussir le cours de TIC (Technologie de l’informatique et de la communication) alors qu’ils n’ont pas fait suffisamment d’exercices de travaux pratiques ! Aussi, nous n’avons aucun enseignant qualifié en informatique », explique le directeur du lycée Bubanza. Serges Bayagirimana dit également que les élèves ont aussi obtenu de faibles résultats même dans d’autres cours comme en entrepreneuriat et qu’en général, le taux de réussite est de 7,4%.
Cela étant, les parents se lamentent et demandent à l’État de résoudre ces problèmes de manque de matériels et d’enseignants afin que les élèves puissent prochainement relever leurs résultats. « C’est vraiment déplorable de voir que nos enfants enregistrent un taux de réussite de 7%, nous implorons vraiment au ministère de l’éducation nationale d’essayer de trouver solution à ces problèmes. Que nos enfants réussissent et continuent à l’université ! Cest ce que nous avons toujours souhaité », se désole Sabokwigura Balthazar l’un des parents.



