Plus de 500 enseignants de la province scolaire de Bubanza se lamentent des retraits de cotisation sur leurs salaires par des syndicats dont ils n’ont jamais demandé adhésion. Ils demandent que cette “machine de vol “soit arrêtée et qu’ils soient rétablis dans leurs droits.
Lors des cérémonies du jubiléé d’argent du syndicat STEB à Bubanza ce samedi, le président de ce syndicat au niveau provincial, lui-même victime des retraits sur salaire jugés injustes et illégaux, a indiqué que plus de 100 enseignants par commune sont victimes de cette adhésion forcée dans des syndicats dont ils ne sont pas membres. « Moi-même, je me suis retrouvé dans le syndicat SLEB qui me retire des cotisations chaque mois alors que mon syndicat d’adhésion reste le STEB. J’estime à 500 enseignants qui ont le même problème que moi dans toute la province car je reçois régulièrement leurs plaintes, ce qui revient à dire que chaque commune compte environ une centaine », a déclaré Nicodème Nikobamye, représentant le syndicat STEB dans cette province de Bubanza.
De son côté, le président de STEB au niveau national, qui était aussi présent dans ces cérémonies a tranquillisé et a expliqué que ce problème sera bientôt résolu. « Nous faisons actuellement tout le possible pour arrêter cette machine de vol. Nous avons contacté les ministères concernés, celui des finances et celui de la fonction publique. Il y a une fiche qui sera bientôt envoyée dans toutes les communes du pays. Chaque enseignant va remplir et montrer le syndicat dans lequel il adhère, et comme ça, ces erreurs seront corrigées », a expliqué Remy Nsengiyumva, président du STEB au niveau national.
Il a ajouté que la question concernant le remboursement ou non des montants d’argent retranchés sera étudiée ultérieurement. Remy Nsengiyumva appelle également tous les enseignants à la vigilance et à veiller régulièrement sur leurs salaires parce que de tels retraits illégaux peuvent se faire et la victime non avertie n’en saura rien.



