Les habitants du centre de Musenyi en commune Mpanda de la province Bubanza se plaignent du banditisme opéré par des mineurs, donc pénalement irresponsables selon les autorités judiciaires. Le procureur de la république à Bubanza précise qu’à part l’emprisonnement, d’autres solutions sont envisagées pour décourager ce phénomène.
Ces enfants pillent un peu de tout, dans les boutiques, dans les maisons, au marché, …Les habitants de Musenyi disent ne pas comprendre ce phénomène et les victimes se demandent comment ils pourront être rétablis dans leurs droits. «Ils m’ont pillé tout ce que j’avais dans ma boutique, de l’argent, des paquets de biscuits, des savons, de la farine, du haricot, du riz,…Et ça m’étonne comment ils ont pu défoncer la porte de ma boutique » , se désole Mechack Kubwayo, un commerçant qui ne voit pas comment il pourra reconstituer un autre capital et refaire sa vie de commerçant.
Mechack regrette que les auteurs ont été identifiés et arrêtés, mais ils ont été vite relâchés par la police. Le chef de zone Musenyi précise que le nombre de ces enfants qui n’ont même pas voulu fréquenter l’école n’est pas encore connu, mais que la plupart rentre dans leurs familles. “c’est un phénomène qui perturbe la sécurité dans cette localité” dit le chef de zone Musenyi.
De son côté, le procureur de la république à Bubanza explique que les mineurs de moins de quinze ans ne peuvent pas être emprisonnés même s’ils commettent un crime. « ils ne sont jamais arrêtés et emprisonnés selon le code pénal en vigueur. Ils sont pénalement irresponsables. Mais nous réparons quelques fois les dommages en remettant par exemple le butin à la victime », indique Richard Ndayisaba.
Le procureur de la république à Bubanza fait également savoir qu’il existe dans trois provinces, Rumonge, Ruyigi et Ngozi des centres de rééducation pour les enfants qui commettent de telles fautes, des enfants âgés de 15 à18 ans. Richard Ndayisaba tranquillise cependant les habitants de Musenyi , tout en promettant qu’il envisage de résoudre ce problème en collaboration avec l’autorité provinciale et le centre de développement familial.




