Bujumbura: Les conducteurs de vélos interdits de dépasser les ponts Ntahangwa

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    Certains conducteurs de vélo en Mairie de Bujumbura dénoncent le comportement des agents de la sécurité routière opérant sur le Bld du Peuple Murundi. “Ils nous interdisent de dépasser le Pont de Ntahangwa, une décision en vigueur depuis jeudi dernier”. Le ministre de la sécurité parle de la mise en application de la mesure sécuritaire en vigueur depuis 2015.

    Selon ces conducteurs des bicyclette rémunérées, regroupés tout près du Pont de Ntahangwa, reliant la zone Buyenzi et le quartier Ngagara2, cette interdiction par les agents de la police routière à commencé jeudi dernier. Ils témoignent qu’une fois surpris, le vélo est soit garé sous un arbre où campent ces policiers. Pour une probable récupération, disent-ils, une somme d’argent allant jusqu’à trente milles francs bu est exigée. ” Des fois, on reçoit des coups de bâton, si on dépasse le Pont. Pour que le vélo saisi soit libéré, on nous exige, sans nous donner de pièces justificatives, une somme qui varie entre vingt milles Fbu et trente milles”, regrette un de ces conducteurs de vélo.

    Ces conducteurs de vélo regrettent qu’ils travaillent perdants ces derniers jours. “On risque dans l’avenir de manquer à mettre sous la dent. On dirait que nous sommes étrangers. Face à ces dérangements, il m’est difficile de récolter de l’argent pour nourrir ma famille”, ajoute un autre conducteur qui déplore le manque de l’explication sur la décision.

    De son coté, le ministère de la sécurité et de la gestion des catastrophe fait savoir qu’il s’agit de la continuité de l’ application de la mesure interdisant à ces conducteurs de vélos et motos à franchir le centre ville. Pierre Nkurikiye, le porte parole précise que la mesure n’est pas du tout nouvelle, elle date de 2015. “Ceux qui traversaient ces ponts violaient la loi”, dit Nkurikire, le porte parole. Pour ce qui est de l’argent exigé pour la récupération du velo saisi, le porte parole parle de mensonge et invite les victimes à se confier aux postions de police pour être rétablies dans leurs droits.

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