“Les pays qui hébergeraient ceux qui ont commis des crimes au Burundi n’auront plus de prétexte”, dit le ministre de la sécurité

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    L’assemblée nationale a voté ce jeudi le projet de loi portant ratification par la République du Burundi, du protocole de la communauté est-africaine sur la paix et la sécurité. Entre autres éléments contenus dans l’exposé des motifs, les Etats membres de la communauté, dont le Burundi, conviennent d’améliorer leur coopération dans les domaines de la lutte contre la criminalité internationale, de l’assistance mutuelle en matière criminelle, y compris l’arrestation et l’extradition des délinquants fugitifs. Le ministre de la sécurité publique qui était l’invité de la chambre basse du parlement, y voit une valeur ajoutée pour la sécurité du pays.

    Devant les députés de l’assemblée nationale, le ministre CPC Alain Guillaume Bunyoni affirme que ce projet de loi est une valeur ajoutée pour le Burundi. Des pays de la région qui hébergeraient ceux qui ont commis des crimes au Burundi n’auront plus de prétexte ; ils devraient les extrader. ” {On dirait alors qu’il y a beaucoup d’avantage, du moment qu’il y a certains pays qui hébergent des gens qui nous ont fait du mal, et ces pays pourraient avoir des prétextes comme quoi on n’a pas encore signé ce protocole pour ne pas les extrader. Quand on aura signé, ces pays vont les extrader ou accepter d’avoir violé la loi, mais n’auront plus de prétexte}”, dit le député.

    Le député Jean-Bosco Buhungu se montre moins rassuré de l’applicabilité de ce protocole une fois ratifié par le Burundi ; c’est au moment où la constitution actuelle ne permet pas qu’il y ait un burundais qui soit extradé pour être jugé à l’étranger, ce qu’il appelle clause de réciprocité en matière de relations internationales.

    Le ministre Bunyoni ne le voit pas ainsi . Il déclare que les pays qui n’accepteraient pas d’extrader des personnes accusées de criminalité chez des pays voisins, ce serait simplement la violation de la loi. “{Chaque pays doit respecter ce protocole en ce qui concerne l’extradition des prisonniers, des malfaiteurs, selon qu’ils se déplacent d’un pays à un autre. Ne pas le faire, c’est violer le protocole}”, dit le ministre de la sécurité.

    Le projet de loi portant protocole de la communauté est-africaine sur la paix et la sécurité n’a pas soulevé beaucoup de discussions. Il a été voté à 100% par les députés.

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