Burundi – ONGs : le ministère de la Solidarité invite les ONG partenaires d’allers sur terrain

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    Le ministre des droits de la personne humaine et du genre appelle les organisations partenaires de ce ministère d’aller sur le terrain et de cesser d’organiser des séminaires et ateliers comme activité principale.

    Dans une rencontre de ce mardi 25 juin, avec les représentants de ces organisations nationales et internationales, le ministre Martin Nivyabandi a dit que les activités de ces ONG comportent des manquements, parmi lesquels figurent le contenu des rapports.

    Le ministre Martin Nivyabanadi ayant en charge la Solidarité et les Droits de la personne humaine et du genre estime que les activités de ces organisations sont à améliorer. Il les accuse notamment de ne pas présenter des rapports. D’autres encore disparaissent juste après avoir reçu l’autorisation de travailler sur le sol burundais.

    “Le niveau de satisfaction des interventions de ces organisations est à améliorer. Nous trouvons qu’il y a un problème de coordination. Nous avons constaté aussi qu’il y a des planifications qui ne cadrent pas avec celles du ministère. On s’est convenu qu’on va mieux organiser la coordination de différents intervenants.”

    Les participants ont montré la nécessité d’un organe de coordination qui pourrait rendre efficaces les activités de ces organisations sur le terrain. Gari Conille, le représentant du système des Nations Unies au Burundi est l’un d’eux.

    “Il faut que cette coordination soit systématique en réduisant la bureaucratie. Une fois qu’on ait cette discussion avec la représentation autorisée du gouvernement, on ne demande pas d’aller voir une 3ème personne, une 4ème et voir une 5ème. Ce qui gêne les interventions. On saura à qui s’adresser. ”

    Jacqueline Kwizera, coordinatrice du centre Seruka, a des inquiétudes quant à l’accès sur le terrain et la transmission des rapports. “Pour le centre Seruka, nous avons un problème de rapportage des données fiable. On ne sait pas si on va compiler les données de ces deux ministères. ”

    Le ministre Martin Nivyabandi se montre en tout cas moins satisfait ; pour lui, ces ONGs mettent en avant des séances de formations et séminaires. Il les invite plutôt à exercer des activités de terrain, une valeur ajoutée pour le développement socio-économique des Burundais.

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