La suspension du Burundi de l’EAC est-t-elle envisageable ?

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    L’assemblée législative de la communauté Est africaine a proposé la suspension des activités du Burundi et du Sud Soudan dans cette communauté, faute de paiement de leurs obligations annuelles.

    Les employés de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est n’ont pas encore reçu leurs salaires de juin. Les membres du Parlement, l’EALA (East African Legislative Assembly), sont restés trois mois sans leur plein salaire alors que l’institution, à court d’argent, se démène pour préparer son budget annuel 2021 dont l’échéance a été dépassée.

    Les députés furieux ont adopté une résolution pour expulser les deux pays, c’est à dire le Burundi et le Sud Soudan, pour défaut de paiements des cotisations annuelles. Le député kenyan Aden Duale a donc proposé une motion recommandant aux dirigeants de la CAE d’invoquer la loi.

    Le Burundi se résigne

    L’article 146 alinéas 1 stipule que : « le sommet peut suspendre un État partenaire de participer aux activités de la Communauté si cet État ne respecte pas les principes et les objectifs du traité, y compris le non-respect des engagements financiers dans un délai de dix-huit (18) mois ». Ainsi, un État partenaire qui manque à ses obligations financières et autres est soumis aux mesures que le sommet peut prendre sur recommandation du Conseil des ministres.

    Dans une déclaration du Ministre des affaires de la communauté Est Africaine, du sport et de la Culture animé le 10 juin 2020, le Burundi reconnait qu’il a des dettes de cotisation dans cette communauté et se dit prêt à les apurer dans un bref délai. Mais, Ezéchiel Nibigira fait savoir que le Burundi ne reconnait que les arriérés de l’exercice de 2019-2020.

    Le Burundi est membre de la Communauté de l’Afrique de l’Est depuis 2007, devenant le cinquième pays au côté du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda et du Rwanda. Une fois y suspendu, il se verrait privé des avantages comme la baisse des prix de consommation et la réduction des barrières au commerce ainsi que de plusieurs autres bienfaits. Pour l’instant, il continue à en profiter.

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