Editorial : carence du sucre, à quand la solution ?

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    Cela fait plus de deux mois que la pénurie du sucre s’observe dans les quatre coins du pays. Cette rareté s’est déclarée dans les quartiers de la capitale économique et s’est répandue partout dans le pays.

    Le prix officiel du sucre était fixé à 2500 Fbu le kilo mais atteint jusqu’à 7000 Fbu voir plus, pour dire qu’il a triplé ou même quadruplé. Les consommateurs de cette denrée, surtout les familles, ne savent pas à quel saint se vouer. Cette situation n’écarte pas les petites usines de transformation selon leurs propriétaires.

    Contre toute attente, la Société Sucrière du Moso (SOSUMO) n’a cessé de dire que rien n’a changé sur la quantité de sucre produite. Mais la population insiste sur la destination de cette denrée, car elle suscite des interrogations.

    Aujourd’hui sur les points de vente officielles, de ce produit, de longues files d’attente sont observées tels des patients qui attendent un médecin. Parmi eux, certains rentrent bredouille après avoir été signifié que les stocks sont épuisés.

    Un échec dans la régulation

    Pour que le sucre arrive à sa destination, la SOSUMO, en collaboration avec les administratifs s’est engagé à décourager les spéculations dans la commercialisation du sucre. Certains commerçants grossistes attrapés en flagrant délit ont été rayés des listes et les tonnes de sucre saisi ont été vendues aux enchères.

    En dépit du sucre importé, obtenir cette denrée dans différents coins du pays reste un casse-tête malgré certaines mesures du ministère du commerce et de l’industrie pour décourager ce genre de spéculation.

    Parmi les mesures préconisées par le gouvernement pour pallier ce problème, figure l’extension des champs de canne à sucre et la modernisation de l’usine de la SOSUMO, des projets qui datent de longtemps mais qui tardent à être mise en application.

    Ce n’est pas pour la première fois que cette pénurie du sucre s’observe au Burundi. Plus d’un se demandent à quand la solution à ce problème. En attendant, le gouvernement devrait assurer la gestion du sucre que ce soit celui produit localement ou importé.

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