
Le président de la Commission Nationale Terre et autres Biens, Mgr Serapion Bambonanire, dit qu’il ne comprend pas pourquoi plus de 2389 ménages des déplacés des sites de Ruhororo et de Mubanga au Nord du Burundi ne regagnent pas les collines d’origines sur lesquelles elles étaient avant la crise de 1993.
“Les personnes qui incitent ces déplacés à ne pas rentrer sur leurs collines d’origines veulent montrer à la communauté nationale et internationale que les problèmes de terre au Burundi n’ont pas de solution,” a indiqué cet homme d’Eglise lors de sa visite dans ces localités.
De la part de Monseigneur Serapion Bambonanire, certains hommes politiques de la première vice présidence de la république sont derrière ces déplacés.
“D’autres personnes qui incitent ces déplacés à la révolte sont les commerçants de la localité qui veulent garder leur clientèle plus proche,” indique toujours le président de la CNTB.
Ces déplacés originaires des provinces de Karuzi, Ngozi et Kirundo sont réticents à regagner leurs collines d’origines comme ils l’affirment eux-mêmes. Ils indiquent qu’ils ne peuvent pas regagner ces collines parce qu’ils ne sont pas bien vus par les personnes qui y sont restées.
Ils disent qu’ils attendent la commission vérité et réconciliation pour que leurs revendications trouvent solutions.
Ces déplacés sont victimes de la crise de 1993, une crise qui aura vu la mort du président démocratiquement élu et de ces proches collaborateurs.



