Cinq ans de prison pour Faustin Ndikumana, la défense interjettera appel

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    La défense du président et représentant légal du Parole et Action pour le Réveil des Mentalités, Parcem, dit qu’il va interjeter l’appel une journée après la condamnation de Faustin Ndikumana a une prison ferme pour cinq ans.

    Dans une conférence de presse de ce mercredi à Bujumbura, l’avocat du Parcem et de son président, Me Lambert Nsabimana, a souligné que cette condamnation est une façon indirecte de museler la société civile se référant sur des irrégularités qui auraient marqué ce procès.

    Selon Me Lambert Nsabimana, la cours Anticorruption a aussi infligé une amende de 500.000 fbu au président du Parcem sur allégations de « fausses déclarations » à l’endroit du Ministre de la Justice Pascal Barandagiye.

    En plus, le Parcem en tant qu’association doit aussi verser une amende de 5.000.000 de fbu dans les caisses de l’Etat.

    Les choses ne semblent pas faciles pour cette organisation de la société civile burundaise. Selon son avocat, Faustin Ndikumana et le Parcem devront verser une somme de 10.000.000 de fbu de dommages et intérêts au Ministre de la Justice Pascal Barandagiye.

    Le président du Parcem avait annoncé en février dernier qu’il y avait des informations faisant état de versement des pots de vin chez certains agents du Ministère de la justice dans les procédures de recrutements de nouveaux magistrats.

    Cet activiste de la société civile burundaise disait que même le premier vice-président de la république s’est montré inquiet de la présence présumé des pots de vin dans ce ministère.

    Ce sont ces déclarations qui lui ont valu une convocation, arrestation et un emprisonnement de plus de 10 jours dans la prison centrale de Mpimba avant d’être relâché.

    M. Ndikumana condamné, il a droit à faire appel du jugement rendu, mais son avocat souligne que la copie ne lui a pas encore remise. Les organisations internationales n’ont pas encore exprimé leurs positions sur cette condamnation.

    L’Observatoire de Lutte Contre la Corruption et les Malversations Economiques, OLUCOME, une autre organisation de lutte contre la corruption déplore la condamnation d’un activiste de la société civile au 21ème siècle, conseillant même l’accusé d’être courageux jusqu’au bout.

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